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Le Service Médical : prêt pour nos militaires, nos alliés et pour vous !

21 août 2026

  • Déjà variées en temps de paix, les missions du Service Médical s’enrichissent encore en cas de crise en Belgique, ou lors d’un déploiement auprès d’un allié ou à l'échelle internationale. Comment se préparer à des scénarios aussi divers ? Aperçu de quelques collaborations militaires et civiles.

    Le personnel du Service Médical remplit une mission à trois volets. Il assure le suivi de la santé de l’ensemble des militaires, il les accompagne avant et après leur participation aux missions et, enfin, il fournit un soutien médical lors des opérations menées en Belgique comme à l’étranger, sur terre, en mer et dans les airs.

     

    Préparation permanente
    Les exercices médico-militaires internationaux, auxquels le Service Médical participe aux côtés d’autres pays de l’OTAN, constituent un moyen de garantir une préparation permanente. Les participants entraînent l’ensemble de la chaîne des soins médicaux, depuis le lieu de la blessure jusqu’au rapatriement vers le pays d’origine. Pour ce faire, ils s’appuient sur des scénarios variés qui reproduisent des situations de crise réalistes.

    Des exercices d’envergure tels que Vigorous Warrior, Precise Response et Allegiant Antler permettent ainsi de perfectionner les compétences, de travailler au sein d’équipes multinationales et d’échanger connaissances et expériences.

    Le Service Médical organise des exercices de moindre envergure en Belgique. Green Light et Red Snake sont notamment prévus en septembre 2026. Par ailleurs, chaque déploiement à l’étranger est précédé d’un pre-deployment training (PDT) afin de préparer au mieux les équipes à leur mission.

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  • Saisir toutes les occasions pour apprendre
    Le personnel participe régulièrement à des congrès et à des formations afin de partager ses connaissances et de renforcer ses compétences professionnelles. Le premier sergent-major Da Paz, infirmier au sein du 23e Bataillon Médical, a ainsi participé au Congrès des urgences du Benelux : « Je saisis toutes les occasions qui se présentent pour apprendre. Outre les connaissances théoriques acquises lors d’un tel congrès, c’est également une occasion idéale de rencontrer de nouvelles personnes. »

    Renforcer la préparation opérationnelle ne relève pas d’une démarche individuelle et va au-delà de la seule préparation pratique. Plus les contacts, les connaissances et le savoir-faire sont partagés, plus la valeur ajoutée est grande pour l’ensemble des parties concernées, tant dans le monde militaire que civil.

     

    Renouvellement des véhicules et du matériel
    Les enseignements tirés du contexte géopolitique, des exercices et des congrès influencent non seulement la manière dont le personnel se prépare, mais aussi le matériel nécessaire pour renforcer davantage la capacité d’action du Service Médical. Le programme d’acquisition actuel s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre la Belgique et la France. Les deux pays harmonisent les capacités motorisées de leurs forces terrestres ainsi que le soutien médical qui y est associé, en matière d’équipements, de formations et de tactiques.

    Le Service Médical et le Service de santé des armées français travaillent ainsi au développement d’une chaîne de soins coordonnée, des évacuations médicales et de l’organisation de certains hôpitaux de campagne.

     

    Moderniser le matériel existant
    Les unités du Service Médical présentent régulièrement leur nouveau matériel au grand public, que ce soit à l’occasion de la Fête nationale et lors des salons BEDEX (Belgian Defense Exhibition & Conference) dont la prochaine édition se tiendra en avril 2027. Un exemple récent est la nouvelle ambulance Griffon, qui a participé au défilé national du 21 juillet.

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  • L’introduction de nouveaux équipements ne signifie pas l’abandon du matériel existant. Les véhicules et les équipements peuvent bénéficier d’une modernisation à mi-vie (midlife upgrade). Certaines composantes ou certains systèmes sont soit remplacés soit complétés par des versions plus modernes, souvent en collaboration avec des entreprises du secteur de la défense et des sociétés spécialisées. La chambre hyperbare de l’Hôpital militaire Reine Astrid et l’ambulance Pandur en sont des exemples.

     

    Les réservistes : la force du lien
    Parmi les profils médicaux qui collaborent avec la Défense, les réservistes constituent un groupe particulièrement précieux. Il s’agit souvent de professionnels qui combinent leur activité dans le secteur civil des soins de santé avec une expérience militaire au sein du Service Médical. Cette contribution peut prendre deux formes : dans le cadre d’un rappel, qui permet aux réservistes de mettre leur expertise au service d’exercices nationaux et internationaux plusieurs jours par an, ou via un contrat à temps plein d’un an, renouvelable en fonction de leur disponibilité et des besoins de la Défense.
    Des réservistes sans formation médicale participent également régulièrement à des projets au sein de la Défense, notamment dans les domaines de l’informatique ou de la logistique.

     

    Entretenir les liens
    Les réservistes contribuent ainsi directement et indirectement à la préparation opérationnelle du Service Médical. En situation de crise, ils peuvent également être mobilisés rapidement là où leur expertise est requise dans un contexte médico-militaire. « Au sein du Service Médical, le réserviste est la clé qui permet d’ouvrir les portes entre la médecine militaire et les soins de santé civils », explique le commandant Vergaerde, officier de réserve.

    Le Service Médical crée et entretient volontiers des liens, tant entre ses propres collaborateurs qu’avec les militaires des autres forces et forces armées, avec des partenaires issus des secteurs militaire et maritime, des soins de santé, de la recherche scientifique, de l’enseignement, de l’industrie ou avec toute autre partie intéressée.

    « Le Service Médical a pour vocation de rapprocher les personnes », confirme le commandant Vergaerde. « Il s’agit de partager nos forces, nos moyens et nos connaissances. Non seulement entre militaires, mais aussi avec le monde civil, en tant qu’êtres humains et en tant que professionnels. »

Auteur Erin De Haes Photos DG StratCom