
Exercice ORION 2026: coopération franco-belge en défense antiaérienne
28 avril 2026
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Du 7 au 30 avril 2026, la France accueille la phase finale de l’exercice ORION (Operation for Resilient, Interoperable, high-Intensity Oriented and INnovative). Jusqu’à 12.500 militaires, issus de 24 nations alliées, participent à cet entraînement multinational ambitieux. Le Bataillon Artillerie fait partie des unités belges engagées dans un scénario de combat de haute intensité face à un adversaire de niveau équivalent.
Le Bataillon Artillerie (Bn Aie) est déployé aux côtés du 54e Régiment d’artillerie (54e RA) français. Sa mission : défendre et protéger les unités sur le terrain contre les menaces aériennes provenant d’hélicoptères, d’avions ou de drones de grande envergure évoluant à basse altitude.
Le dispositif repose sur une collaboration étroite des moyens. Un radar de surveillance aérienne français MARTHA NC1 assure la détection et la coordination. Les équipes belges, équipées notamment de systèmes MISTRAL, missiles sol-air à courte portée, sont déployées autour du poste de commandement pour créer une bulle de protection à 360 degrés. « L’objectif est de comprendre nos doctrines respectives pour travailler en symbiose, être capables d’agir ensemble efficacement sur le terrain », explique le lieutenant Maxime, chef de section au sein du 54e RA français.
Cette collaboration se traduit par une coordination en temps réel, rendue possible grâce à une liaison permanente entre les unités françaises et belges. Les niveaux d’alerte sont adaptés à la menace, permettant une réaction rapide et efficace en cas d’engagement.

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Apprendre, échanger et construire l’avenir
L’exercice permet au Bataillon Artillerie de développer ses capacités en matière de défense antiaérienne. L’unité est actuellement en pleine transformation dans ce domaine. Coopérer avec les forces françaises favorise ainsi les échanges sur le terrain, tant sur les procédures que sur la mise en œuvre des systèmes ou l’organisation des unités.
« La coopération se passe très bien. Les collègues français nous soutiennent, que ce soit pour le matériel ou le partage de leurs connaissances. À tous les niveaux, on échange beaucoup d’informations », souligne le lieutenant Sander, chef de peloton du Bataillon Artillerie. En développant des réflexes communs, cette interaction renforce à la fois l’efficacité opérationnelle et la confiance mutuelle.
Une coopération qui dépasse une seule unité
Si la coopération entre le Bataillon Artillerie et ses homologues français constitue un exemple concret et visible, elle s’inscrit dans une dynamique beaucoup plus large. Au sein de l’exercice, plusieurs unités belges sont engagées aux côtés de partenaires alliés, notamment la France, la Grèce et les Pays-Bas. Le 29e Bataillon Logistique, le 4e Bataillon Génie, le 23e Bataillon Médical et d’autres unités sont ainsi présents sur le terrain comme dans les postes de commandement.
Qu’il s’agisse d’opérations terrestres, logistiques ou de planification, cette diversité d’engagements reflète pleinement la dimension multi-domaine de l’exercice. Cette approche permet de tester l’interopérabilité au sein d’une coalition élargie, en ligne avec les standards de l’OTAN, et renforce la capacité des forces belges à s’intégrer rapidement dans un dispositif multinational complexe.