HEADER IAD

En Islande, la Force Aérienne veille sur l’Atlantique Nord

31 août 2026

  • Bien que située à 2.000 kilomètres de la Belgique, l’Islande occupe une position stratégique au carrefour de l’Europe, de l’Amérique du Nord et du Grand Nord. Depuis Keflavík, quatre F-16 belges contribuent à la surveillance de la région dans le cadre de l’opération de l’OTAN Iceland Air Defence.

     

    « Le lien entre l’Atlantique Nord et le Grand Nord rend l’Islande particulièrement intéressante sur le plan militaire », explique Sien (nom d’emprunt), de l’Air Mission Support. D’importantes routes reliant l’Amérique du Nord, l’Europe et le Grand Nord traversent la région. Navires, sous-marins et aéronefs y circulent quotidiennement.

    Bien que l’Islande ne dispose pas de forces armées propres, elle compte au sein de l’OTAN. Depuis le Control and Reporting Centre (CRC) de la base aérienne de Keflavík, l’espace aérien autour de l’île est surveillé en permanence. Des contrôleurs de combat belges contribuent à cette défense aérienne, en coopération avec le Combined Air Operations Centre (CAOC) d’Uedem, en Allemagne.

     

    Quatre F-16, une seule mission

    Pendant trois semaines, la Belgique déploie quatre F-16 et du personnel de soutien à Keflavík. Derrière les avions se trouve une équipe étoffée composée de planificateurs de vol, de techniciens, de météorologues, de spécialistes des communications, de logisticiens et de personnel médical.

    « Il est important que chacun comprenne son rôle dans l’ensemble », souligne Glenn, le commandant du détachement. « Sans eux, nous ne pourrions pas mener cette mission à bien. »

    Les F-16 belges sont toujours en situation de Quick Reaction Alert. Ils effectuent des vols d’identification, des interceptions, des missions de surveillance ainsi que des entraînements avec les alliés. Si nécessaire, les appareils peuvent décoller en quelques instants afin d’intercepter et d’identifier des aéronefs inconnus.

    Les avions belges sont placés directement sous commandement de l’OTAN. Les exercices et vols d’entraînement cèdent immédiatement la priorité à toute opération qui se présenterait.

DSC 1605
  • Opérer dans des conditions exigeantes

    En Islande, les conditions météorologiques peuvent changer rapidement et les infrastructures aéronautiques disponibles sont plus limitées qu’en Belgique. Pour chaque vol, les planificateurs tiennent donc compte de la météo, des possibilités de déroutement et des mesures de sécurité complémentaires nécessaires.

    Les F-16 belges participent également à l’exercice Northern Viking, qui vise à renforcer la coopération entre alliés. Celui-ci reste toutefois secondaire par rapport à Iceland Air Defence.

     

    Une contribution à un dispositif plus vaste

    Keflavík a beau se situer loin de la Belgique, notre pays opère au sein d’un mécanisme de défense collective. « Nous nous trouvons sur une île, mais en faisant partie d’un système commun plus vaste », conclut le commandant du détachement. « Si cette force collective devait un jour être mise à l’épreuve, tous les alliés répondraient présents. »

Auteur Rein Van den Bergh Photos Belgian Defence