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Celtic Uprise réunit plus de 2.000 militaires en Allemagne

21 octobre 2026

  • Pendant trois semaines, le camp d'entraînement de Bergen-Hohne, en Allemagne, a servi de cadre à Celtic Uprise, le premier exercice d'envergure de la 7e Brigade depuis sa création en février 2026. Au cœur de l'exercice : l'évaluation opérationnelle du Bataillon de Chasseurs Ardennais, l'évaluation de l'état-major du Bataillon 1er/3e Lanciers et la poursuite de la montée en puissance opérationnelle de la 7e Brigade elle-même.


    Sur ce terrain d'exercice d'environ 280 km², plusieurs unités belges ont collaboré dans le cadre d'un Field Training Exercise (FTX). Elles y ont été confrontées à des situations variées, qui ont mis à l'épreuve leur aptitude opérationnelle et leur coopération. Une compagnie française a également pris part au scénario.


    Tester l'aptitude opérationnelle

    La mission principale de Celtic Uprise était la Combat Readiness Evaluation (CREVAL) des Chasseurs Ardennais. Cette évaluation doit démontrer si l'unité est prête à exécuter des missions opérationnelles.

    L'évaluation s'est déroulée au niveau d'un Groupement Tactique Interarmes (GTIA), un groupement de combat qui réunit différentes capacités militaires. Un bataillon d'infanterie est par exemple renforcé par du génie, de l'artillerie, un appui médical et des éléments de reconnaissance. On obtient ainsi une force capable de manœuvrer de manière autonome au niveau bataillon, tout en disposant de moyens spécialisés.

    La CREVAL constitue une étape clé dans la préparation à un engagement opérationnel. Les unités belges sont notamment déployées sur le flanc est de l'OTAN, dans des pays comme la Roumanie et la Lituanie. Avant le début d'une mission, il faut s'assurer qu'elles sont prêtes sur les plans tactique, logistique et organisationnel.

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  • Des imprévus sur le terrain

    Pour tester les unités de la manière la plus réaliste possible, divers incidents sont intégrés au scénario pendant les manœuvres. Les militaires doivent y réagir comme ils le feraient en opération.

    Il ne s'agit pas uniquement de situations de combat : un véhicule présentant une fuite, des blessés à évacuer ou une rencontre avec des réfugiés peuvent aussi faire partie du scénario. Lors de ces événements, des évaluateurs observent comment les unités analysent la situation, prennent leurs décisions et mettent en œuvre leurs différentes capacités. Au terme de l'exercice, une évaluation finale détermine si l'unité est validée sur le plan opérationnel ou non.

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  • L'état-major aussi passé au crible

    Outre la CREVAL du Bataillon de Chasseurs Ardennais, l'état-major du Bataillon 1er/3e Lanciers a lui aussi été évalué. Cette évaluation a pris la forme d'un Command Post Exercise (CPX), centré sur le fonctionnement de l'état-major et sur la manière dont il dirige son unité.
    L'état-major a pour cela déployé un poste de commandement sur le terrain et travaillé selon les procédures d'un engagement opérationnel. À l'aide d'ordinateurs, de systèmes radio et de cartes, les militaires ont suivi les mouvements et actions simulés de leurs unités. Objectif : vérifier la capacité de l'état-major à traiter l'information, à prendre des décisions et à coordonner les missions.

    Celtic Uprise a également permis à l'état-major de la 7e Brigade de tester ses propres procédures et sa coopération dans des conditions réalistes. « Celtic Uprise est le seul exercice d'envergure qui nous permette d'entraîner nos unités ensemble pendant plusieurs semaines, de la logistique à l'infanterie et à la cavalerie, en passant par d'autres unités d'appui. Nous renforçons ainsi notre coopération et nous nous préparons à opérer comme un système de combat cohérent », conclut le colonel Lathuy, commandant de la 7e Brigade.

Auteur Stefanie Verhavert • Photos Mathieu Nijwening