
Bionear : le laboratoire mobile en exercice dans la capitale
20 octobre 2026
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Le 14 octobre, les Laboratoires de la Défense (DLD) ont déployé le laboratoire mobile Bionear à l’hôpital universitaire Saint-Pierre, à Bruxelles à l’occasion d’un scénario simulant une suspicion d’Ebola. L’exercice a permis de tester des (nouvelles) procédures d’analyse sur le terrain et de renforcer la coopération avec les partenaires civils.
Un patient présente des symptômes compatibles avec une fièvre hémorragique. À l’hôpital, les équipes médicales déclenchent les procédures de prise en charge. En parallèle, les Laboratoires de la Défense déploient à proximité de l’établissement le laboratoire mobile Bionear, qui relève du Service Médical. Objectif : tester la capacité à réceptionner et analyser un échantillon sur le terrain, sans recourir à un laboratoire fixe.
Le DLD regroupe plusieurs laboratoires spécialisés dans l’analyse scientifique et la protection contre différents types de menaces, notamment chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). Ils apportent un soutien technique et scientifique aux opérations de la Défense, en Belgique comme à l’étranger.
« Lors de cet exercice, nous avons reçu et analysé les échantillons à l’aide de différentes méthodes de biologie moléculaire », explique le capitaine Gilles, responsable DLD lors de l’exercice.
Dès sa réception, l’échantillon a fait l’objet de plusieurs vérifications, notamment pour contrôler son conditionnement et assurer sa traçabilité. Il a ensuite été pris en charge dans le laboratoire mobile, où il a été inactivé avant l’extraction du matériel génétique et les analyses.

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Une capacité de secours face aux imprévus
« En temps normal, les échantillons suspects sont acheminés vers l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, qui assure les analyses de référence pour ce type de menace,» explique le capitaine. « La procédure repose toutefois sur plusieurs conditions : les infrastructures doivent rester opérationnelles et le transport des échantillons doit être assuré. Or, en situation de crise, un incident majeur, des dégâts sur les infrastructures ou des difficultés de transport pourraient compliquer, voire empêcher, l’acheminement d’un échantillon vers le laboratoire de référence. »
C’est dans ce contexte que la capacité mobile de la Défense prend tout son sens. Elle permettrait de déployer une équipe et ses équipements au plus près de la situation.
Tester aujourd’hui pour être prêt demainLa collaboration avec un hôpital civil a permis aux militaires de confronter les procédures, d’échanger les expériences et de mieux se préparer face à une intervention réelle. De nouveaux appareils et de nouvelles méthodes d’analyse ont été testées.
À terme, les Laboratoires de la Défense souhaitent faire évoluer leur capacité mobile, notamment en explorant une coopération plus poussée avec les mécanismes de réponse d’urgence tels que B-FAST.Si vous souhaitez en savoir davantage sur le BIONEAR : BIONEAR : le laboratoire mobile de la Défense | La Défense