
Missions sur le flanc oriental de l'Europe
Missions multinationales de l'OTAN
Renforcer la dissuasion collective et la solidarité
Un engagement belge sur terre, en mer et dans les airs
Contexte
Après l'annexion illégale de la Crimée, les relations entre l'OTAN et la Russie ont atteint un niveau historiquement bas. Les alliés manifestent leur solidarité et renforcent leur présence militaire autour de la mer Baltique ainsi qu’en Europe centrale et orientale.
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Notre mission
En Europe centrale et orientale, l'OTAN a une présence permanente avec huit groupements tactiques internationaux (NATO Multinational Battlegroups). Notre pays a envoyé des militaires en Roumanie et en Lituanie, surveille l'espace aérien des États baltes et renforce la présence navale en mer Baltique et en mer du Nord.
En participant à ces missions multinationales de l'OTAN, nous contribuons à garantir la paix, l'intégrité et la sécurité dans notre pays et sur l'ensemble du territoire de l’alliance. La présence sur terre, en mer et dans les airs accroît la coopération avec nos alliés et décourage les actions hostiles.
Que fait la Force Terrestre ?
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En Roumanie et en Lituanie, nos militaires appuient les efforts de dissuasion et de défense de l'OTAN. En Roumanie, la contribution belge fait partie du groupement tactique sous commandement français. En Lituanie, le groupement tactique est sous commandement allemand.
Les deux détachements sont composés d'unités de combat de la Force Terrestre, appuyées par des collègues de diverses unités spécialisées : génie, médical, logistique, etc.
Que fait la Force Aérienne ?
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Les États baltes d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie ont officiellement adhéré à l'OTAN le 29 mars 2004. Ne disposant pas des moyens nécessaires pour surveiller leur propre espace aérien, les alliés se relaient pour en assurer la protection dans le cadre de l’opération Baltic Air Policing. Ceci fait également partie des efforts de dissuasion et de défense de l'OTAN.
Nos F-16 belges ont été les premiers à assumer ce rôle à partir de Siauliai, en Lituanie. Depuis l'annexion illégale de la Crimée par la Russie, en 2014, l'OTAN utilise également les bases aériennes d'Ämari (Estonie) et de Malbork (Pologne).
En vingt ans, l'armée de l'air a mené cette mission seize fois : huit fois à Siauliai, six fois à Ämari et deux fois à Malbork. Au cours de cette période, ils ont effectué près de 200 interceptions.
Depuis 2025, notre Force Aérienne fournit également régulièrement des F-16 pour aider à protéger l'espace aérien islandais. Cette mission (Iceland Air Policing) se relance également avec nos autres alliés de l'OTAN.
Que fait la Marine ?
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Notre Marine fournit constamment un soutien aux efforts de dissuasion et de défense de l'OTAN par la participation aux flottes 1er Groupe maritime permanent de l'OTAN et 1er Groupe permanent de lutte contre les mines de l'OTAN. Ceci se fait sous la forme d'officiers d'état-major, de frégates, de navires de lutte contre les mines, d'un hélicoptère NH90 et d'une équipe médicale.
En mer Baltique, elle contribue à assurer, avec les autres navires de leur flotte, une défense collective et une réponse militaire rapide en cas de crise.
À la suite du sabotage du gazoduc Nord Stream en septembre 2022, l'OTAN a renforcé la protection des infrastructures sous-marines critiques en mer Baltique. Depuis janvier 2025, l'opération Baltic Sentry renforce la protection des infrastructures sous-marines critiques au moyen, notamment, de frégates, d'avions de patrouille maritime et d'une petite flotte de drones navals.
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L'enjeu
À travers cette mission internationale, nous garantissons la paix, la sécurité et les perspectives d'avenir de notre pays.
Le pire des cas, mais pas immédiatement prévu
Un scénario dans lequel l'intégrité d'un des États baltes, par exemple, est violée, comme en témoigne l'attitude russe dans la crise ukrainienne.
Impact actuel
L'instabilité et l'incertitude en soi ont toujours un impact immédiat sur notre prospérité, indirectement via des marchés boursiers volatils, des investissements retardés, etc.
Actualités

9 janvier 2026
Capacité de reconnaissance du génie ; « Faire la différence entre progresser ou s’enliser en Lituanie »
En Lituanie, une section spécialisée du génie de combat du 11e Bataillon du Génie a mis en pratique, pour la première fois, une capacité de reconnaissance propre au génie. En tant qu’élément de soutien spécialisé, elle analyse le terrain, la mobilité et les obstacles ennemis, tant en situation offensive que défensive. Ces informations sont essentielles pour le groupement multinational de la mission OTAN Forward Land Forces. « Notre capacité de reconnaissance fait réellement la différence entre une progression fluide et un enlisement sur le terrain », souligne l’équipe.


