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Vœux de Nouvel An 2026 : la Défense est un investissement dans notre avenir

14 janvier 2026

  • Comme au début de chaque nouvelle année, la Défense a adressé ses vœux, ce 14 janvier 2026 sur la base aérienne de Melsbroek, à l’ensemble de son personnel mais aussi à ses partenaires. Le Chief of Defence (CHOD), le général aviateur Frederik Vansina, et le ministre de la Défense Theo Francken en ont profité pour évoquer, devant les 500 invités, pour une bonne part issus de la société civile, les principaux enjeux stratégiques de l’année à venir.

     

    Organisée sur la base du 15e Wing à Melsbroek, dans un hangar A400M, la réception a réuni près de 500 invités issus des forces armées belges et étrangères, de l’industrie ainsi que des milieux politique, diplomatique et académique.
    Ce cadre illustre la puissance de transport aérien de la Belgique et la collaboration étroite entre la Défense et l’industrie nationale. L’événement est une plateforme stratégique de dialogue et de partage de vision, mettant en évidence le retour sur investissement de la Défense pour le pays, tant en matière de sécurité que d’impact économique, d’innovation et de coopération internationale.

     

    Un monde qui n’est plus en paix
    Sous la houlette de la modératrice Marlène de Wouters, le CHOD et le ministre ont partagé leur vision. Dès l’entame, le ministre a dressé un constat sans détour : « Nous ne sommes pas en guerre, mais nous sommes entrés dans une nouvelle Guerre froide. » Le risque d’escalade n’a jamais été aussi élevé depuis la fin du XXᵉ siècle, a-t-il rappelé, alors que la Russie remet en cause ses frontières et cherche à étendre son influence, y compris au détriment d’États membres de l’OTAN et de l’Union européenne.

     

    Du rattrapage budgétaire à la capacité opérationnelle
    S’exprimant sur la montée en puissance de la Défense belge, le général Vansina a rappelé qu’atteindre le seuil de 2 % du PIB constitue une étape importante, mais pas suffisante. « Ces 2 % nous amènent à la norme de l’OTAN, mais ils ne compensent pas 35 ans de sous-investissement. Nous devons être transparents sur l’utilisation de ce budget afin d’augmenter concrètement notre niveau de préparation et d’être prêts à défendre notre territoire et notre population. », a-t-il développé.
    Parmi les priorités pour 2026, le général Vansina a notamment cité le renforcement de la défense aérienne, la reconstitution des stocks de munitions, le développement des capacités de combat, dont les F-35 et la capacité motorisée, l’augmentation du recrutement, la préparation du service militaire volontaire et le développement de la réserve.

     

    Des effectifs à reconstruire, une vocation à transmettre
    Le CHOD a également insisté sur la dimension humaine : « La Défense, c’est avant tout des femmes et des hommes. » Il a rappelé que le défi en matière de ressources humaines est le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale : « Nous devons presque doubler notre effectif d’ici 2035, tout en compensant de nombreux départs à la retraite. »
    Le ministre a confirmé cette analyse, tout en soulignant les résultats encourageants du recrutement : « Les chiffres ont dépassé nos attentes, et le service militaire volontaire a rencontré un succès que peu avaient anticipé. »

     

    Priorités opérationnelles en 2026
    Sur le plan opérationnel, la priorité est claire. Pour le général Vansina, « la défense de notre propre territoire et de celui de l’OTAN est redevenue la priorité numéro un. » En 2026, la Belgique poursuivra ses déploiements sur le flanc Est de l’Alliance, contribuera à la surveillance maritime en mer du Nord et en mer Baltique, et assurera des missions de police du ciel depuis l’Europe de l’Est et l’Islande.
    « Nous envoyons ainsi un message sans ambiguïté : chaque centimètre carré du territoire de l’OTAN sera défendu », a déclaré le CHOD. Parallèlement, la Défense maintiendra son engagement sur le flanc Sud, notamment en Afrique, et contribuera à la sécurisation de routes maritimes essentielles pour l’économie européenne.

     

    Une Défense qui agit et rassemble
    Au terme de la réception, un message s’impose clairement : la Défense prend les choses en main. Par son action, sa transparence et sa montée en puissance, elle s’affirme comme un partenaire fiable dans un environnement de sécurité complexe.
    La crédibilité retrouvée de la Défense est appelée à renforcer la confiance de la société, condition essentielle pour relever ensemble les défis sécuritaires des années à venir.

Auteur Camille Henry Photos Adrien Muylaert