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STRIKE-IT 2026 : « Ce programme est le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de l’innovation au service de la cyberdéfense »

4 juin 2026

  • Représentants du monde académique et de la recherche, PME, TPE (très petites entreprises) et grands groupes industriels se sont réunis ce mardi à Bruges, à la Haute école des sciences appliquées Howest. Objectif : présenter leurs projets liés à la sécurisation des objets connectés à usage civil ou militaire, sélectionnés dans le cadre de STRIKE-IT, un programme lancé par l’Institut royal supérieur de Défense (IRSD) et la Force cyber.


    « Aujourd’hui c’est une petite cérémonie, mais elle nourrit de grandes ambitions », résume parfaitement Yannick De Smet, coordinateur de la Cyber Defence Factory de Bruges, en ouvrant la séance. Dans six mois, les entreprises accompagnées par la Défense devront en effet transformer leur projet en réalité opérationnelle. Dotés chacun d’un budget de 150.000 euros, les projets représentent un le financement total 1,8 million d’euros cette année.


    Renforcer la base industrielle de défense

    Lancé conjointement par l’Institut royal supérieur de Défense (IRSD) et la Force cyber, le programme STRIKE-IT est unique en son genre. Son objectif : renforcer la base industrielle de défense en favorisant les interactions dynamiques avec les centres de recherche et les entreprises. Et plus spécifiquement ici, produire des projets innovants de cycle court qui répondent à un degré de maturité technologique élevé.
    Les dossiers de candidature devaient répondre à un impératif : proposer un projet de sécurisation des objets connectés dans un contexte de double usage, c’est-à-dire civil et militaire. Grâce à la précieuse collaboration du CCB (le Centre pour la cybersécurité Belgique) et de la Police fédérale, 31 projets ont été déclarés éligibles sur les 36 introduits. Pour les départager, le jury s’est basé sur différents critères comme l’innovation, la qualité de la solution proposée ou encore la solidité des partenariats.

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  • « Enthousiasme commun »

    « Nous allons apprendre à nous connaître, à nous renforcer au-travers de notre expertise et de notre enthousiasme commun. Et nous serons à vos côtés à chaque étape pour vous accompagner », souligne le général-major Pierre Ciparisse, commandant de la Force cyber, en s’adressant aux nouveaux partenaires. « L’IRSD dispose d’une solide expertise dans la conduite de programmes de recherche technologique et scientifique. La Force cyber, quant à elle, possède des experts dans différents domaines technologiques et une expérience opérationnelle. »

    En trois minutes maximum, chacun des douze projets a ensuite été présenté dans ses grandes lignes. Thalès Belgique, par exemple, développe un système embarqué capable de repérer toute anomalie cyber d’un véhicule connecté : « Imaginez une ambulance qui se rend sur une intervention d’urgence, toutes sirènes hurlantes, au milieu du trafic. Tout à coup son GPS est piraté et sa localisation n’a plus rien à voir avec la réalité. C’est typiquement un cas de guerre électronique et ce n’est pas de la fiction. En Norvège par exemple, à la suite d’une cyberattaque, des bus connectés récemment livrés ont été rendus complètement inopérants. »

    La société SPIN42 propose quant à elle une plateforme permettant de mettre à jour en toute sécurité les logiciels embarqués. Le spectre est large : véhicules militaires et civils, bus, trains,… Quant au centre de recherche CETIC de Gosselies, qui collabore déjà avec l’IRSD dans le cadre des projets DEFRA (Defence-related Research Action), il veut fournir une analyse risques des produits numériques à l’aide de l’intelligence artificielle. D’autres démontrent les avantages de l’utilisation de « voicebots » pour la communication de crise ou comment sécuriser les systèmes de guidage de drones.


    Unir les forces en consortium

    Les grands groupes industriels et les TPE ne sont évidemment pas égaux devant les moyens humains ou le niveau d’expertise nécessaires pour le suivi administratif et le développement de leur projet. Cela fait partie des raisons pour lesquelles les candidats se regroupent en consortium avec des partenaires publics ou privés.
    « C’est vrai que l’administratif représente une part conséquente de l’effort, d’autant que le consortium que nous constitutions avec notre partenaire ne représente que quatre personnes », concède Marc Lainez, fondateur de SPIN24 avec un léger sourire. 
    Le mot de la fin est laissé au général-major Pierre Ciparisse : « STRIKE-IT est le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de l’innovation au service de la cybersécurité et de la cyberdéfense. Et nous allons l’écrire ensemble car nous ne ferons rien sans vous ! Je finirai en vous souhaitant un franc succès et je suis impatient de vous retrouver au mois de décembre dans notre Cyber Defence Factory à l’A6K à Charleroi ! »

Auteur Bernard Van Hecke Photos Quintin Moonen