
Mistral, NASAMS, Serval,… La défense aérienne est de retour
7 octobre 2026
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Depuis près d'une décennie, la Belgique ne disposait plus d'une capacité de défense aérienne à très courte portée. Aujourd'hui, cette lacune est progressivement comblée avec la reconstitution de la capacité Mistral et l'arrivée prévue de systèmes tels que le NASAMS et le Serval. Lors de l'exercice français AEGIS, le peloton Mistral du Bataillon Artillerie a démontré qu'il est prêt à jouer un rôle clé dans ce dispositif.
Le Mistral a disparu de l'armée belge fin 2017. Mais les conflits actuels montrent à quel point les troupes sont vulnérables face aux menaces aériennes. Le contexte géopolitique souligne aussi l'importance de disposer d'une capacité nationale de défense aérienne. Des drones ont notamment été observés au-dessus de domaines militaires et d'aéroports belges.
Une défense en couchesLa nouvelle défense aérienne repose sur un système en couches. Fin septembre, les contrats relatifs au NASAMS ont été signés. Ce système de missiles doit permettre d'intercepter avions, missiles de croisière et drones bien avant qu'ils n'atteignent leur cible. Le Mistral prend le relais à proximité immédiate des troupes pour intercepter les menaces ayant franchi cette première ligne de défense.
Servi par deux militaires, ce missile sol-air léger peut neutraliser des hélicoptères, des aéronefs volant à basse altitude et des drones jusqu'à une distance d'environ huit kilomètres. Le Mistral relève ainsi de la défense aérienne à très courte portée, ou Very Short Range Air Defence (VSHORAD) dans la terminologie militaire : la couche chargée de protéger les troupes et les installations dans leur environnement immédiat.
Aujourd'hui, un peloton du Bataillon Artillerie est équipé du Mistral. Il a atteint sa pleine capacité opérationnelle ce printemps.

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Aux côtés de la France
L'exercice AEGIS se déroule en Provence. Le peloton Mistral belge n'y est pas engagé comme détachement autonome, mais intégré au 54e Régiment d'Artillerie. Selon le capitaine Louis, qui commande la batterie Mistral française, cette intégration se déroule sans difficulté. Le commandant du peloton belge a suivi la même formation que ses homologues français et reçoit ses ordres selon les mêmes procédures.
Le choix de la France est logique : le Mistral est un système d'armes français et cette coopération s'inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre les deux pays. Des unités qui s'entraînent ensemble peuvent également être engagées ensemble, notamment dans le cadre d'une mission de l'OTAN.
« Le peloton belge apporte deux choses à mon unité. La première, c'est son professionnalisme : tout est réalisé avec beaucoup de sérieux, ce qui rend la manœuvre particulièrement fluide. La seconde est liée au fait que l'armée belge redécouvre aujourd'hui cette capacité. Les militaires belges portent ainsi un regard neuf sur ma manœuvre, ce qui me permet d'améliorer mon approche », explique le capitaine Louis.

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Prêt pour demain
Ce peloton ne constitue qu'un début. D'ici fin 2026, un second peloton devra être au moins partiellement opérationnel. La livraison du Serval suivra ensuite. Ce véhicule blindé léger français sera décliné en plusieurs versions : il pourra se voir équipé du Mistral, armé d'un canon de 30 mm destiné à la lutte anti-drone ou encore doté de son propre radar.
Le développement de la défense aérienne nécessitera également du personnel supplémentaire. Les personnes intéressées peuvent trouver davantage d'informations sur careers.mil.be.
« Je suis très fier de nos militaires, de leur professionnalisme, de leur engagement et de leur volonté de travailler aux côtés de nos partenaires français. Cela élève l'ensemble du groupe à un niveau supérieur, et nous le constatons chaque jour », déclare le lieutenant Sander, commandant de batterie au Bataillon Artillerie.
Le peloton Mistral constitue ainsi aujourd'hui la dernière ligne de défense des troupes belges et alliées face aux menaces aériennes. Une capacité qui retrouve progressivement sa place au sein de la Force Terrestre et s'inscrit pleinement dans son ambition d'être Fit for tomorrow, Ready to fight tonight.