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Mise à l'eau du Vega, le troisième navire de patrouille de la Marine

3 avril 2026

  • Le troisième navire de patrouille de la Marine a été mis à l’eau avec succès le 2 avril, sur le chantier naval Socarenam, à Boulogne-sur-Mer. Cela marque la fin de la construction de la coque. L’intégration des systèmes techniques, des capteurs et de l’équipement opérationnel peut commencer. Le Vega devrait être pleinement opérationnel en 2027.


    Au cours de la cérémonie, le Vega a quitté pour la première fois la zone de cale sèche. Le lancement d'un nouveau patrouilleur signifie que les travaux structurels sont terminés et que son achèvement peut désormais se poursuivre à flot. À ce stade, la construction de la coque, la superstructure en aluminium ainsi que plusieurs installations mécaniques et structurelles sont finalisées. Par exemple, les moteurs, les réducteurs et les arbres d’hélice sont déjà installés à bord.

    Pendant et après la mise à l'eau, le constructeur naval teste la stabilité, l'étanchéité et l'intégrité structurelle du navire. Ces validations doivent démontrer que le navire est prêt pour la phase d'intégration intensive qui suit, au cours de laquelle des systèmes complexes (tels que la navigation, les communications et les capteurs) sont intégrés et testés étape par étape.

    « L’arrivée d’un troisième patrouilleur n’est pas un luxe, mais une nécessité. Avec l’intensification des tensions géopolitiques, notre présence doit être renforcée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour garantir notre présence en mer. La mer du Nord est une artère économique vitale pour notre pays. Ce navire assumera ses responsabilités, en combinaison avec le Castor et Pollux », souligne le général-major Geert Bouchez, chef de division des systèmes d’armement (DGMR).

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  • Modernisation

    Le Vega fait partie du renouvellement de la capacité de patrouille belge. S’il est construit par Socarenam, comme le Castor et le Pollux, son design a été entièrement actualisé avec des technologies modernes et des performances améliorées. 
    Un réservoir anti-roulis passif améliore la stabilité du navire. Quatre intercepteurs mobiles renforcent la maniabilité et la vitesse, et un système de post-traitement des gaz d’échappement réduit sensiblement l’impact environnemental.
     
    Les navires de patrouille actuels, Castor et Pollux, remplissent un éventail particulièrement large de missions : surveillance de la zone économique exclusive, contrôle des pêches, surveillance environnementale, opérations de recherche et de sauvetage, interventions liées à la transmigration et surveillance rapprochée de navires non OTAN. L’alternance permanente entre opérations, maintenance et formation engendre une sous-capacité structurelle. La disponibilité opérationnelle est donc limitée.

    L’arrivée d’un troisième navire constitue ainsi une réponse nécessaire à plusieurs évolutions maritimes majeures de ces dernières années. La situation internationale est devenue plus instable, les besoins en sécurité maritime se sont complexifiés, et le nombre de navires non-OTAN nécessitant un suivi étroit dans nos eaux a été multiplié par trois. Parallèlement, la protection de la mer du Nord — véritable artère économique pour la Belgique, abritant des infrastructures énergétiques et de communication critiques — exige une présence permanente, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

    Avec une zone économique exclusive de 21.600 km², la Belgique a non seulement des droits, mais aussi des responsabilités claires en mer. Les patrouilleurs sont indispensables pour les assumer, notamment en assurant la surveillance maritime, le contrôle des pêches, la protection de l’environnement marin et la lutte contre la contrebande et les activités illégales.

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  • Mise en service opérationnelle
     
    Après sa mise à l’eau, le Vega a été transféré vers le Bassin Napoléon pour la phase d’achèvement. Le navire y sera entièrement peint et achevé sur le plan structurel. Les systèmes techniques et opérationnels seront installés. Les premiers essais débuteront à quai, suivis des essais en mer destinés à valider la navigabilité, les performances, la sécurité et le comportement général du navire. La phase de montée en puissance et de certification précédera ensuite son entrée en service opérationnel.

    « Un navire, avant d’être acier, moteurs et technologie, est avant tout une aventure humaine. Il prend vie grâce au talent des ingénieurs, au savoir-faire des ouvriers, à la vigilance des architectes et à l’engagement des marins qui s’apprêtent à le servir », souligne l’amiral de division Tanguy Botman, commandant de la Marine.

     

    Perspectives
     
    La mise à l’eau du Vega constitue une étape significative dans le renouvellement et l’expansion de la flotte de la Marine, renforçant directement la sécurité maritime de notre pays. Le Vega devrait être pleinement opérationnel en 2027.

Auteur Joni De Boever (DGMR) & Loïck Van Wesemael (Marine) Photos Jorn Urbain