
Les incendies fixés, l’opération Fire Shield en soutien aux autorités françaises prend fin
4 août 2026
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Alors que les incendies sont désormais fixés et sous contrôle, le détachement belge déployé depuis plusieurs jours dans le sud-ouest de la France entame son retour au pays. L'opération Fire Shield aura démontré la capacité de la Défense à apporter rapidement un soutien spécialisé à un pays partenaire tout en intégrant ses moyens dans un dispositif multinational.
Pour découvrir la mise en place du déploiement belge, retrouvez notre premier article : La Défense renforce le dispositif français de lutte anti-incendie | La Défense
Maintenir une capacité d'intervention permanente
Sur le terrain, les douze pompiers militaires issus du 10e Wing, du 1er Wing et du 2e Wing, appuyés par deux véhicules Panther, ont assuré une présence opérationnelle permanente grâce à un système de rotation jour et nuit.
Leur mission principale consistait à intervenir en appui des opérations françaises, notamment lors des phases de brûlage dirigé. Cette technique consiste à provoquer volontairement la combustion contrôlée de certaines zones de végétation afin de limiter la propagation d’un incendie.
Une fois ces opérations terminées, les militaires belges intervenaient lors de la phase de noyage. « Une fois le brûlage terminé et le feu éteint, notre mission consistait à noyer la zone en arrosant abondamment le terrain afin d’éliminer les points chauds et d’éviter toute reprise de l’incendie », témoigne l’un des pompiers belges. « En dehors de cela, nous restions prêts à intervenir à tout instant en cas de reprise des feux. »

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Un appui logistique indispensable
Le détachement belge a également renforcé la chaîne logistique nécessaire aux opérations de lutte contre les incendies. Les 4e, 18e et 29e bataillons logistiques ont assuré l’approvisionnement en eau des véhicules français engagés au plus près des zones sinistrées. Grâce à leurs neuf camions-citernes, ils ont permis de maintenir un flux continu d’eau vers les équipes de pompiers.
« Nous étions positionnés à des endroits stratégiques. Les citernes réduisaient les distances entre les points de ravitaillement et les zones d’intervention », explique un logisticien belge. « Une fois une citerne vidée, les équipes rejoignaient immédiatement un point d’eau afin de la remplir et de garantir la continuité du soutien. Nous étions là pour permettre aux pompiers de rester le plus longtemps possible au contact du feu. »

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Une coopération au plus près du terrain
Rappelés par leurs unités respectives, les militaires belges étaient prêts à partir en opération en moins de 24 heures et pleinement opérationnels dès le 30 juillet. Avec la stabilisation de la situation, le désengagement des équipes a débuté le 3 août à 16h30. Le retour en Belgique devrait s’achever le 5 août.
Au-delà des moyens engagés, cette mission a illustré la capacité des militaires belges et français à travailler ensemble dans un environnement opérationnel commun afin de répondre aux besoins exprimés par les autorités locales. Cette coopération a notamment été mise en avant lors de la visite de l’officier général de zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, venu rencontrer les militaires sur le terrain.
« Les forces belges ont permis de démultiplier les capacités de lutte contre les incendies », a-t-il déclaré. « Leur présence rassure et montre la force de l’Europe. »