
Les équipes navales belges et slovènes testent leurs drones sous-marins dans les lacs de l'Eau d'Heure
13 février 2026
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L’équipe Very Shallow Water (VSW) s’est récemment entrainée avec leurs homologues slovènes aux lacs de l’Eau d’Heure, dans la province du Hainaut. Durant une semaine, les spécialistes des eaux peu profondes ont testé des technologies sous-marines avancées et comparé leurs méthodes de travail, tout en renforçant la coopération européenne.
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Les lacs de l’Eau d’Heure sont utilisés depuis de nombreuses années pour la formation d’opérateurs de drones sous-marins. Ils offrent des conditions réalistes pour opérer en eaux peu profondes, loin de l’agitation maritime mais avec des contraintes techniques similaires.
Pour l’équipe VSW, cet environnement permet de tester l’utilisation de drones sous-marins autonomes. Pouvant être programmés pour sonder les fonds, ces appareils détectent les objets suspects et analysent le relief sous-marin. Un savoir-faire que la Marine développe depuis plusieurs années et qu’elle partage aujourd’hui avec ses partenaires.Apprendre les uns des autres
Au-delà du cadre et de la technologie, l’essentiel de cet entraînement réside dans l’échange humain et professionnel. « Travailler avec une autre marine est extrêmement enrichissant », souligne Gasper, membre de l’équipe slovène. « Nous pouvons comparer nos méthodes de travail et nos équipements, et apprendre énormément les uns des autres. »
Un constat partagé par Tristan, membre de l’équipe belge VSW : « Travailler avec la marine d’un autre pays, comme aujourd’hui la Slovénie, apporte une immense plus-value. Ils montrent leur matériel, nous montrons le nôtre, et nous comparons la manière dont chaque marine applique ses procédures. »

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Préparer l’avenir avec les technologies aujourd’hui
L’entraînement a permis à l’équipe belge de découvrir et de tester un nouveau drone slovène. Le Viper peut neutraliser une mine sous-marine, puis revenir au point de récupération. Une approche qui a suscité l’intérêt des opérateurs belges. Le pilotage repose sur une interface intuitive, comparable à une manette de jeu vidéo. Tristan n’a eu besoin que de quelques minutes pour maîtriser entièrement l’appareil.
Coopérer dans un monde en mutation
Dans un contexte géopolitique marqué par des tensions accrues et des défis de sécurité maritime toujours plus complexes, coopérer, apprendre à se connaître et se comprendre devient une nécessité.
« Le fait d’utiliser des équipements similaires facilite la coopération », explique Gasper. « Nous connaissons chacun le matériel de l’autre et nous avons également des procédures similaires. » Une réalité qui facilite le travail sur le terrain, tout en laissant de la place aux échanges et à la comparaison des pratiques.

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Une alliance qui se construit sur le terrain
Pour Tristan, ces entraînements conjoints s’inscrivent parfaitement dans le cadre plus large de l’Alliance atlantique (OTAN) : « Les entraînements communs sont importants parce que nous faisons partie de la même alliance. S’entraîner ensemble est la seule manière de pouvoir réellement coopérer lorsque cela devient nécessaire. »
Aux lacs de l’Eau d’Heure, Belges et Slovènes n’ont pas seulement partagé une surface d’eau et du matériel. Ils ont surtout renforcé une alliance fondée sur l’expérience et les compétences de chacun. Une coopération discrète mais essentielle, qui illustre la capacité de notre Marine à travailler avec ses partenaires, aujourd’hui et demain.