
Le 2/4 Régiment de Lanciers forge sa capacité de combat lors de Migrating Falcon
18 juin 2026
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Une soixantaine de militaires du 2/4 Régiment de Lanciers (2/4L) s’exercent cette semaine dans la région de Florennes. Entre combat embarqué, drones et missiles Spike, l’exercice Migrating Falcon illustre la transformation rapide d’une unité recréée il y a quelques mois et résolument tournée vers les défis du combat moderne.
Recréé fin 2025 à Bourg-Léopold, après quinze ans d’absence, le 2/4L met tout en œuvre pour atteindre sa pleine capacité opérationnelle. Composée de fantassins issus du Bataillon Libération – 5e de Ligne (Bvr/5 Li) et du Bataillon Carabiniers Prince Baudouin – Grenadiers (1C/1Gr), l’unité spécialisée dans la reconnaissance de combat doit cependant s’approprier la doctrine et les techniques propres à la cavalerie.
Capacité tactique innovanteD’où l’intérêt de l’exercice Migrating Falcon. La région de Florennes offre un terrain aussi varié que les défis auxquels les militaires doivent faire face. Durant plusieurs jours, l’unité s’entraîne au combat embarqué tout en conservant une capacité de combat débarquée grâce aux postes de tir de missiles Spike et à l’utilisation de drones.
L’objectif est de combiner ces moyens pour mener des missions de reconnaissance — collecte de renseignements sur le terrain et l’ennemi — ou des actions de combat en profondeur. Dans un scénario réaliste, la doctrine adoptée vise à réduire le temps consacré à la planification tout en augmentant l’efficacité dans la conduite de la bataille.

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Réapprentissage et évolution de l’unité
Les militaires engagés dans Migrating Falcon sont répartis entre un peloton d’exécution, un échelon de contrôle au niveau de l’escadron et une force d’opposition. Pour le lieutenant-colonel Peeters, commandant du 2/4L, l’unité se trouve actuellement dans une phase de montée en puissance visant à se réapproprier le combat interarmes classique.
« Après des décennies consacrées aux opérations de soutien à la paix, une partie du savoir-faire en matière de combat terrestre mobile s’était perdue. L’objectif est désormais de reconstruire cette expertise et de se préparer au combat de haute intensité », souligne le lieutenant-colonel Peeters.
Ambitions pour l’avenir
La recréation du 2/4L témoigne de la volonté de la Défense de renforcer la Force terrestre, et plus particulièrement sa capacité motorisée. À moyen terme, l’objectif est d’ouvrir un second escadron de reconnaissance de combat pour l’été 2027, afin de pouvoir projeter l’unité en opérations dès 2028. Si la perspective de rejoindre l’unité vous motive, restez attentif : des postes et des fonctions seront à pourvoir.
Pour plus d’informations sur les postes à pourvoir : Rechercher - Belgian Defence Careers