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BEDEX : investir dans la Défense profite à l’économie belge

13 mars 2026

  • Le salon BEDEX (Brussels European Defense Exhibition & Conference), qui se tient jusqu’à samedi à Brussels Expo, met en lumière l’évolution des capacités de la Défense. Si investir est avant tout nécessaire pour surmonter les défis sécuritaires actuels, les retombées économiques et technologiques pour la Belgique et ses entreprises sont nombreuses.

     

    La Défense poursuit sa transformation dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et l’évolution des formes de conflit. Elle renforce ses moyens, son personnel, mais aussi ses partenariats industriels. La priorité est de garantir que la Belgique puisse remplir ses engagements internationaux, développer sa capacité de résilience conformément à l’article 3 du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et contribuer à la sécurité collective.

     

    Moderniser et innover pour relever les nouveaux défis

    Respecter la norme des 2 % du PIB consacrés à la Défense en 2025, conformément aux engagements de l’OTAN, constitue à cet égard une étape importante. Cet effort budgétaire permet de moderniser les équipements, d’acquérir de nouveaux systèmes d’armes et d’intégrer davantage d’innovation dans les capacités militaires.

    Chargée d’acquérir et de gérer les équipements militaires, la Direction générale Material Resources (DGMR) joue un rôle central dans cette évolution. Elle traduit les orientations stratégiques de la Défense en capacités concrètes pour les forces armées. « La transformation de la Défense doit nous permettre de nous préparer aux nouveaux défis et aux nouveaux types de conflit », explique le général-major Geert Bouchez, responsable de la gestion et de la mise en service des systèmes d’armes au sein de la DGMR. « Cela passe notamment par l’acquisition de nouveaux équipements : avions de combat, navires, véhicules mais aussi par le développement de projets innovants comme les systèmes sans pilote. »

    Les enseignements tirés des conflits récents, notamment la guerre en Ukraine, montrent en effet l’importance croissante des technologies émergentes et de l’innovation dans le domaine militaire.

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  • Une coopération étroite avec l’industrie

    Le renforcement des capacités de Défense s’accompagne également d’une coopération accrue avec l’industrie. Les nouveaux programmes d’équipement sont développés en partenariat avec des entreprises belges et internationales, afin de garantir la disponibilité des systèmes et de soutenir l’innovation.

    Le ministre de la Défense Theo Francken a profité du salon pour réaffirmer son ambition : « La Belgique compte aujourd’hui environ 80 entreprises de défense. Mon objectif est de doubler ce nombre dans les cinq prochaines années et d’atteindre 160, voire 200 entreprises. »

    Augmenter les budgets de Défense permet ainsi de renforcer les capacités militaires tout en générant des retombées économiques et technologiques pour la Belgique.

     

    Une vitrine de la transformation de la Défense

    Dans ce contexte, BEDEX constitue une plateforme internationale où se rencontrent institutions, industrie et forces armées. L’événement met en lumière l’innovation, les nouvelles technologies et les partenariats qui contribueront à façonner les capacités de Défense de demain.

    Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte a d’ailleurs salué les efforts récents de la Belgique: « La Belgique est de nouveau sur la bonne voie en matière de dépenses de défense, ayant atteint l’objectif des 2 % l’année dernière et travaillant désormais sur une trajectoire crédible vers les 3,5 %. »

    À travers cet engagement et les investissements en cours, la Défense poursuit sa transformation afin de répondre aux défis sécuritaires du futur et de renforcer sa contribution à la sécurité collective au sein de l’OTAN et de l’Union européenne.

Auteur Kelly Vanhandenhove Photos EMG