
Avec le 1er Bataillon Fusiliers, la nouvelle réserve territoriale voit le jour
13 juin 2026
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Le 1er Bataillon Fusiliers, premier bataillon de la réserve territoriale, a été officiellement créé à Peutie le jeudi 10 juin. Cela marque le lancement de cette capacité, appelée à regrouper des réservistes formés et préparés, dans le cadre de l’année de service militaire, à un engagement futur sur le territoire belge.
Cinq bataillons de réserve territoriale seront déployés, à terme, à travers la Belgique. Le 1er Bataillon Fusiliers sera responsable du Brabant flamand, du Brabant wallon et de Bruxelles. Suivront ensuite des bataillons pour Anvers et le Limbourg, le Luxembourg, Namur et les autres provinces flamandes.
« Le 1er Bataillon Fusiliers sera provisoirement établi avec son quartier général à Amay », explique le lieutenant-colonel Paquay, son chef de corps. « Il se compose de trois compagnies basées à Peutie, à Berlaar et à Amay. Ces implantations se situent le long d’un axe stratégique reliant Anvers, Bruxelles et Liège, conformément à la planification de l’OTAN. »
Importance de la réserve territoriale
La réserve territoriale est mobilisée selon les besoins de l’OTAN. Lorsque des troupes alliées transitent par la Belgique ou y séjournent temporairement, des milliers de militaires sont nécessaires pour sécuriser les infrastructures critiques, les axes de transport et les opérations logistiques.
Sa mission principale est de soutenir la liberté de mouvement des forces de l’OTAN, tout en permettant à la Belgique d’assurer son rôle de « pays d’envoi ». Plus précisément, les bataillons doivent contribuer à la sécurité du territoire alors que des troupes sont déployées à l’est de l’Europe.
À l’inverse des autres unités, la réserve territoriale ne peut d’ailleurs être déployée que sur le territoire belge. Elle reste en permanence sous commandement national, jamais étranger, même dans un contexte européen. L’accent est mis sur la protection du territoire national avec un ancrage local fort.
« La réserve territoriale doit avant tout soulager les unités actives pour leur permettre de se concentrer sur leurs missions à l’étranger », insiste le lieutenant-colonel Paquay. « Mais son objectif n’est pas uniquement militaire. Elle doit également contribuer à la résilience de la société belge. En situation de crise, lorsque la police et la protection civile sont rapidement surchargées, la réserve territoriale peut aider à maintenir les services essentiels et à préserver la stabilité du pays. »

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Année de service militaire
Afin de rendre toutes ces missions possibles, l’accent sera mis, durant l’année de service militaire, sur la formation, la discipline et la cohésion de groupe. Les jeunes apprendront à évoluer dans un environnement militaire et à assumer des responsabilités. Ils suivront un parcours varié comprenant des exercices internationaux, des missions de surveillance, du soutien opérationnel ainsi que des tâches protocolaires comme la garde au Palais royal.
L’année de service militaire débutera le 1er septembre. Elle commencera par une semaine d’accueil administratif, suivie de dix semaines de formation de base, de quatre semaines de formation spécialisée et d’une phase opérationnelle comprenant des exercices et la préparation des missions.
La formation des nouvelles recrues est soutenue par trois unités existantes : le 11e Bataillon du Génie (Burcht) pour la compagnie de Berlaar, le Bataillon des Chasseurs à Cheval (Heverlee) pour la compagnie de Peutie et le 4e Bataillon du Génie pour la compagnie d’Amay. Si ces unités disposent déjà d’une expérience en formation de base, la mission reste conséquente avec environ 125 recrues par compagnie.
Qu’attend le tout nouveau chef de corps des futurs réservistes ? « J’espère que les jeunes apprendront à être militaires, qu’ils trouveront leur place au sein de la Défense et comprendront ce que signifie assumer des responsabilités pour leur pays et leur communauté », conclut le lieutenant-colonel Paquay.