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La base aérienne de Kleine Brogel de standby pour la QRA Benelux

La base aérienne de Kleine Brogel de standby pour la QRA Benelux

La base aérienne de Kleine-Brogel assume depuis aujourd'hui (jeudi 8 février) et jusqu'au jeudi 1er mars inclus la protection de l'espace aérien des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. Kleine-Brogel reprend la tâche de la Quick Reaction Alert (QRA) de la base aérienne de Florennes. Cette mission est assurée à tour de rôle par la Belgique et les Pays-Bas.

La Quick Reaction Alert a pour objectif de répondre de manière appropriée aux violations de l'espace aérien de l'OTAN ou à une éventuelle menace terroriste dans l'espace aérien du Benelux. Fournir une assistance aux appareils en détresse fait également partie de l'ensemble des tâches. Deux avions de chasse F-16 armés sont prêts à décoller en permanence dans un très court laps de temps. Aux Pays-Bas, ils partent des bases aériennes de Volkel ou de Leeuwarden. En Belgique, ils s'envolent de Kleine-Brogel ou de Florennes.

Décoller puis intercepter
La QRA répond en quelques minutes afin d'intercepter un appareil non identifié. Aux Pays-Bas, l'Air Operations Control Station (AOCS) de New Milligen guide les F-16. Dans l'espace aérien belgo-luxembourgeois, les opérations se déroulent avec la collaboration du Control and Reporting Center de Glons. Si l'un de ces centres de contrôle détecte qu'un avion vole dans l'espace aérien du Benelux sans contact radio, il alerte la QRA. Les F-16 décollent ensuite et interceptent l'appareil pour pouvoir examiner la situation de plus près.

En Europe, les centres de contrôle du trafic aérien de l'OTAN collaborent étroitement lorsque des appareils non identifiés semblent voler vers l'espace aérien d'un pays voisin. Ils sont préparés à une éventuelle menace imminente.

Bombardiers stratégiques russes au-dessus de la mer du Nord
Le dernier engagement de la QRA dans l'espace aérien du Benelux remonte au 15 janvier 2018. Deux F-16 belges décollaient de Florennes pour intercepter deux bombardiers stratégiques russes dans le nord de la zone de surveillance néerlandaise. Il s'agissait de deux Blackjack TU-160 qui s'approchaient des zones de contrôle de l'espace aérien de l'OTAN sans avoir de plan de vol annoncé, de signaux d'identification ou de contacts radio avec le contrôle du trafic aérien. Ces avions, qui représentaient un danger pour la sécurité aérienne, ont été interceptés puis escortés afin d'éviter qu'ils ne pénètrent dans l'espace aérien de l'OTAN. Des appareils britanniques en QRA reprenaient ensuite la mission des Belges. Pendant toute l'intervention, les F-16 belges étaient contrôlés par l'AOCS néerlandais. Ils rejoignaient ensuite Florennes.