-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Visite importante à Dynamic Move

Visite importante à Dynamic Move

 

Le 5 février dernier, l'École de Guerre des mines EGUERMIN organisait une " Journée de prestigieux invités " destinée aux représentants des marines de l'OTAN et de MARCOM (commandement maritime de l'OTAN). Les objectifs d'un tel exercice virtuel étaient présentés au cours d'un briefing donné par le commandant polonais M. Budzisc et le capitaine de corvette belge F. Clauwaert.

Le scénario de l'opération Skoldian 1 fut d'abord expliqué. L'accent était principalement mis sur la formation des officiers et sous-officiers du SNMCMG1 et du SNMCMG2 (Standing NATO Mine Counter Group 1 and 2). 

Cette fois, l'exercice virtuel Dynamic Move concerne une île fictive au large de l'Estonie. Ce pays, qui ne dispose pas d’une marine importante, se sent menacé par son voisin et l'OTAN intervient. Le scénario, qui tient compte du déploiement dans la région, implique 50 navires militaires (flotte grise) et 225 navires marchands en mouvement (flotte blanche). Ce développement virtuel inhabituel inclut une éventuelle confrontation entre les deux parties.

Ce wargame prend en compte de nombreux paramètres dans la zone opérationnelle tels que les champs de mines, la profondeur, le type de fond, les conditions météorologiques, les restrictions de navigation, les parcs éoliens et les plates-formes de forage. L'ensemble devant déboucher sur une interaction réaliste entre les planificateurs et les joueurs (gamers) dans un respect permanent de la doctrine de l'OTAN.

Outre l'exercice, les visiteurs examinaient si cette simulation pouvait être adaptée afin que le système puisse être utilisé au sein d’EGUERMIN dans le cadre de la chasse aux mines mais également au sein de l'école d'opérations belgo-néerlandaise de Den Helder (Pays-Bas) plutôt en charge de la guerre sous-marine. Son avenir dépendra, bien évidemment, de l'achat des nouveaux systèmes de déminage par la Belgique et les Pays-Bas.

La conceptualisation de nouveaux simulateurs pouvant être utilisés à divers endroits sera faite avec le concours de l'industrie responsable de la réalisation du wargame. L'objectif principal restant le faible coût d'un tel exercice virtuel toujours moins cher que l'envoi de 20 navires et de quelque 700 membres d'équipage. Affaire à suivre !