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Trident Juncture : des navires de la Marine intégrés au sein de deux escadres de l’OTAN

Trident Juncture : des navires de la Marine intégrés au sein de deux escadres de l’OTAN

 

Trident Juncture, le plus grand exercice militaire de l'OTAN depuis la fin de la guerre froide, se déroulait de la fin octobre à début novembre en Scandinavie. Quelque 5 000 soldats des 29 États membres de l'OTAN et de pays partenaires (Finlande et Suède) y prenaient part. La Belgique avait envoyé 450 militaires dont plus de 200 hommes et femmes de la Marine.

Trident Juncture est un exercice de défense collective dans le contexte de l'activation de l'article 5 du traité de l'OTAN. Cet article traite d'une réponse collective lors d'une attaque visant un ou plusieurs membres de l'OTAN. Cet exercice n'était cependant pas dirigé contre un pays spécifique car il s'agissait d'un scénario fictif. Une attaque armée menée contre l'une des unités de la flotte participante amorçait, en effet, une coopération. En outre, l'accent était mis sur le respect des procédures appropriées. « Trident Juncture doit avant tout souligner le caractère défensif de l'OTAN », déclarait l'amiral américain James Foggo, commandant en chef des forces alliées du sud de l'Europe. 

Comme l'indique littéralement Trident Juncture - trois composantes qui se renforcent mutuellement - l'exercice nécessitait une coopération entre la Marine et les Composantes Terre et Air. Cette année, les frégates de Trident Juncture étaient actives dans les fjords proches de la ville nordique de Trondheim tandis que le Godetia et autres chasseurs de mines étaient opérationnels dans la Baltique. 

La Marine belge répondait à l'appel par le biais de la frégate F931 Louise-Marie, récemment intégrée au Standing NATO Maritime Group 1 (SNMG 1) de l'OTAN. Le navire de commandement et d'assistance A960 Godetia était, quant à lui, le navire amiral de la flotte Standing NATO Mine Countermeasures Group 1 (SNMCMG1). Au cours de l'exercice, l'équipe Very Shallow Water (VSW) était embarquée avec son drone sous-marin. Enfin, le chef d'état-major du SNMCMG 1 était également un officier de la Marine belge. 

Les navires furent engagés dans différents secteurs. La flotte de chasseurs de mines sous la direction du Godetia devait veiller à ce que les ports de ravitaillement situés dans le sud de la Norvège restent accessibles. Quant à la Louise-Marie, elle devait contribuer à la sécurité d'un groupe de travail amphibie composé notamment du navire français BPC L9015 Dixmude et de la plate-forme d'atterrissage néerlandaise L801 Zr.Ms. Johan de Witt. 

Les participants avaient de nombreuses tâches au cours de l'exercice. La frégate Louise-Marie fut envoyée à la recherche de trois sous-marins d'attaque norvégiens. Ces derniers ont l'avantage tactique de pouvoir plonger assez profondément dans les fjords et de bien connaître la région. Les nombreuses attaques simulées exerçaient une forte pression sur les membres du Combat Information Centre (CIC). En outre, la Marine russe avait envoyé un certain nombre de corvettes ainsi qu'un navire de ravitaillement dans la zone. Elle avait, de cette manière, un aperçu de la tactique appliquée au cours de cet exercice de grande ampleur. 

Après Trident Juncture, le SNMG 1 soufflera quelque peu à Oslo. La frégate belge Louise-Marie devrait rejoindre son port d'attache de Zeebruges fin novembre. L'équipage prendra alors un congé après ces six mois d'entraînements intensifs, d'exercices et d'opérations. Toutes nos félicitations à tous les membres de l'équipage pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur motivation !