-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Test français de haute montagne pour l'homme et la machine

Test français de haute montagne pour l'homme et la machine

 

En tant que pilote d'hélicoptère, une saine vivacité, un brillant esprit d'analyse ainsi que des nerfs d'acier sont dans vos gènes. Dans une région montagneuse telle que les Pyrénées françaises, ces qualités seront, de préférence, doublement sollicitées. Le Centre français de Vol en Montagne, niché près des frontières de l'Espagne et d'Andorre, permet à nos pilotes d'hélicoptères de relever les nombreux défis du vol en montagne.

Le centre de formation militaire au vol en montagne de Saillagouse paraît peut-être modeste mais ses activités ne le sont guère. Des pilotes d'hélicoptère venus des quatre coins du monde y convergent pour s'aguerrir aux vols en zones montagneuses.

Et ce qualificatif n'a rien d'un euphémisme car les alentours ne sont que crêtes, vallées et sommets enneigés. Un tel environnement incite à l'humilité. Ici, nos pilotes apprennent à composer avec de perfides éléments naturels lors de vols en hélicoptères NH90 et A109BAi.

Stage de haut niveau

Trois phases sont passées en revue en quelques semaines. Dans un premier temps, les jeunes pilotes se familiarisent avec le vol en montagne afin de décrocher une qualification. Ceux déjà qualifiés peuvent ensuite se requalifier. Le troisième aspect a trait à la formation des instructeurs. Le NH90, appareil opérationnel de la Défense, et le A109BAi sont tous deux à l'ordre du jour. Mais le point d'orgue des vols et de la formation a lieu à bord de la seconde machine.

Stijn, chef de l'instruction, pilote de démonstration et commandant du détachement du stage de formation explique : « Ici et afin d'obtenir votre qualification, les jeunes pilotes doivent effectuer dix vols réussis. Les pilotes qui veulent se requalifier doivent effectuer trois vols qualifiants avec succès. Dans un premier temps, ils travaillent beaucoup aux sommets des montagnes. Ils survolent ensuite leurs flancs avant d'aborder un troisième test qui se concentre sur les procédures dans les vallées. »

Safety first

Le terme « sécurité » ressort de toutes les conversations menées avec pilotes et instructeurs. Et à juste titre. Les pilotes Rikke et Rutger complètent Stijn lorsque ce dernier aborde les procédures de vol. « Les pilotes doivent pouvoir analyser en permanence leur environnement et leur appareil », explique Rikke. « Vous travaillez ici dans un environnement bien plus complexe que celui auquel nous sommes confrontés en Belgique. Pour commencer, vous n'avez pas d'horizon comme référence visuelle, l'altitude influe sur la puissance de l'hélicoptère et vous devez subir davantage de vents et de turbulences. En combinant ces divers paramètres, le vol en montagne devient un immense défi à relever. »

Rutger, un collègue pilote, rejoint Rikke. « Nous devons bien nous entraîner ici. Lorsque vous vous retrouvez dans une région montagneuse au cours d'une opération à l'étranger, vous n'avez pas le temps de vous y habituer. Vous devez, bien évidemment, encore procéder à des analyses mais devez préalablement maîtriser les compétences de vol. Cela doit aller vite car votre « client » ne s'intéresse guère à vos problèmes. Vous devez toujours « penser sécurité ». En d'autres termes, la vôtre et celle de votre client. »

« Nous formons des instructeurs pour hélicoptères NH90 et A109Bai sur ce site. Nous donnons un aperçu des défis du vol en montagne aux jeunes pilotes et peaufinons les connaissances et capacités des pilotes qualifiés », résume Stijn.

« Ce lieu permet aux pilotes d'apprendre de leurs erreurs. Ce qui n'est guère possible pendant les opérations. Raison pour laquelle cet écolage à Saillagouse pose un jalon majeur et crucial pour l'ensemble de la carrière d'un pilote d'hélicoptère. »