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Successeur du navire de recherche Belgica

Successeur du navire de recherche Belgica

 

Le 6 novembre dernier, le ministre de la Défense, Steven Vandeput, et la secrétaire d'État à la Politique scientifique, Zuhal Demir, dévoilaient la mise en chantier du navire de recherche qui remplacera le Belgica. Fin 2020, une bouteille de champagne se brisera sur ce nouveau navire qui sortira du chantier naval Freire Shipyard en Espagne. Pour l’instant, le navire porte le nom de New Research Vessel mais un concours permettra aux jeunes de le baptiser définitivement.

Lors de la livraison du nouveau navire en 2020, le Belgica fêtera ses 36 ans de service. « Après 34 ans, nous constatons de plus en plus de difficultés en matière d'engagements », déclarait la secrétaire d'État Demir. En effet, un navire de recherche a une durée de vie maximale de trente ans.

Afin de respecter les obligations nationales et internationales et de continuer à appuyer les sciences de la mer, le gouvernement fédéral décidait en 2017 de construire un nouveau navire de recherche océanographique. La mission visant à le construire débutait le 8 juin 2018. Elle durera 28 mois avec un coût estimé à 54 millions d'euros.

Le nouveau navire mesurera 70 mètres de long, soit 20 mètres de plus que le Belgica. Il pourra ainsi embarquer 28 scientifiques. L'espace consacré au laboratoire doublera sa capacité et sera doté des derniers équipements scientifiques. Cela permettra de prélever des échantillons jusqu'à une profondeur de 5 000 mètres. Le nouveau navire sera également très silencieux, détail qui a son importance en matière de recherches dans le domaine de la pêche.

La mer du Nord restera le domaine de recherche principal du nouveau navire mais il s’étendra davantage que son prédécesseur. Vers le nord, il dépassera le cercle polaire arctique pour laquelle la coque se verra légèrement renforcée contre la glace. Au sud, il s’étendra à la Méditerranée et à la mer Noire et à l'ouest, à l'océan Atlantique.

Le navire pourra fonctionner en totale autonomie pendant trente jours et effectuera quelque 300 jours de navigation annuelle. Actuellement, cette moyenne est de 200 jours pour le Belgica.

Pourquoi l’implication de militaires dans ce dossier d'achat ? « Un navire de recherche doit répondre à de nombreuses exigences proches de celles d'un navire de déminage », déclarait l'amiral Yves Dupont, responsable de la division « Systèmes » à la Direction générale Material Resources de la Défense. « Il doit être silencieux, avoir un grand pont arrière et pouvoir mettre à l’eau ou sortir de nombreux systèmes. Notre personnel militaire est aguerri à de telles manipulations pouvant être utilisées dans le développement d’un bon outil dédié aux scientifiques. »

Le navire de recherche appartiendra à l'État belge, représenté par la Politique scientifique fédérale (BELSPO). La gestion opérationnelle incombera à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) qui travaillera en étroite collaboration avec la Défense.