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Songs of freedom

Songs of freedom

 

Le mercredi 27 novembre 2019, le capitaine de frégate Philippe De Cock, commandant de la province de Flandre-Occidentale, a accueilli 450 invités lors du 42e concert de gala organisé à l’occasion de la fête du Roi.

C’est dans les années 60 que le Roi Baudouin décidait que la fête de la dynastie se célèbrerait dorénavant le 15 novembre, jour de la Saint-Léopold, du nom éponyme du premier souverain des Belges. Depuis, tous les membres de la Défense réaffirment annuellement leur loyauté envers la famille Royale en organisant un toast au Chef de l’Etat dans la semaine qui précède ou suit le jour de la dynastie, et en organisant des concerts de gala dont les bénéfices sont entièrement reversés à des œuvres caritatives.

Comme le veut la tradition, la musique royale de la Marine a ouvert le concert en jouant l’hymne national belge, la Brabançonne, sous la direction de Bjorn Verschoore. Puis, des compositions se sont succédées en mettant l’accent sur le 75e anniversaire de la Libération. Des sonalités traduites par un swing joyeux et léger. Essentiel dans une période prise en étau entre les tensions raciales, les discriminations envers les femmes, la pauvreté et la guerre.

Ces morceaux étaient aussi un moyen d’apporter du soutien aux personnes ayant perdu certains de leurs proches. Enfin, le jazz et ses dérivés, déclarés ennemis du Troisième Reich, s’est transformé en un outil de propagande expliquant l’intervention militaire aux jeunes Américains.

Les Andrew Sisters ont particulièrement séduit l’imagination. Leur répertoire a été interprété par les « Jacquelines » sous la direction d’Iris Berardocco. La salle entière s’est sentie transportée en 1942. Avec leurs voix angéliques, comme c’eût été le cas à l’époque, elles ont chanté Rum and Coca Cola, Tico Tico et bien d’autres chansons avec un tel enjouement que la salle a eu du mal à rester assise.

La deuxième partie du concert était une allégorie au musicien de jazz Glenn Miller. Il a rejoint l’armée américaine en 1942, et dirigeait le groupe le plus connu du temps de la Seconde Guerre mondiale.

Cette partie a aussi fait référence aux souffrances du peuple juif sous l’oppression allemande, avec la bande originale du film la « Liste de Schindler ». Ce film aborde une page noire de notre histoire avec des images uniques de la répression allemande montrées sur fond de musique. Il raconte l’histoire d’un homme d’affaire allemand, Oskar Schindler, qui a sauvé 1100 Juifs de l’Holocauste.

Le concert s’est terminé par une ode bien connue à la mer avec « les filles du bord de mer », une chanson écrite par Adamo en 1964, et chantée plus de mille fois par le chanteur ostendais Arno.

En marge du concert, le commandant de province a aussi mis à l’honneur des œuvres de bienfaisance et remis à chacune d’elle un chèque de 3000 euro. En bref, une soirée réussie qui mérite de se répéter.