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Retour sur le service de quarantaine de l'hôpital militaire

Retour sur le service de quarantaine de l'hôpital militaire

 

« Une période étrange », c'est de cette manière que le chef du service de quarantaine, l’adjudant-chef Luc Goossens, décrit ces dernières semaines. Le 16 février dernier, les Belges rapatriés de Chine quittaient l'Hôpital Militaire Reine Astrid (HMRA). Après la conversion par la Défense d’une section de l'hôpital en service de quarantaine, la période la plus chargée semble désormais appartenir au passé. Goossens revient avec satisfaction sur une mission difficile. 

Le 30 janvier dernier, la Défense recevait un ordre d'avertissement des autorités belges. Il y était question de rapatrier des compatriotes qui auraient potentiellement été en contact avec le Covid-19, plus connu sous le nom de coronavirus.  

En moins de 24 heures, le personnel de l’HMRA transformait alors les départements Medium Care et Low Risk du centre des brûlés en un service de quarantaine. « Nous avons d'abord dû déplacer tous les patients brûlés qui se trouvaient dans les services susmentionnés car ces derniers allaient abriter la zone de quarantaine. Ensuite, nous avons fait passer les hôtes de la zone à risque vers la zone sécurisée en appliquant des mesures de sécurité strictes », explique l’adjudant-chef Luc Goossens. « Nous n'avons pas l'habitude de travailler avec ce genre de patients mais une mission est une mission et nous l'avons menée du mieux que nous pouvions », ajoute Goossens. 

Au final, dix hôtes sont arrivés. L’un d’entre eux fut rapatrié au Danemark, son pays d'origine. Un autre, testé positif au virus Covid-19, fut ensuite transféré vers l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles.

Comme les huit autres n'étaient pas autorisés à recevoir de visites, le personnel infirmier a essayé de rendre leur quarantaine la plus agréable possible. « Nous préférons également les considérer comme des invités plutôt que comme des patients. Ils avaient la Wi-Fi, une salle de gym, une bibliothèque, Netflix et la nourriture a même été temporairement améliorée », explique Goossens.  

La période de quarantaine a également eu un impact sur le personnel soignant, selon Goossens : « Ils ont, eux aussi, connu des jours difficiles. Nous avons l'habitude de nous occuper des grands brûlés, mais c'était autre chose. Nous devions surveiller les invités en permanence. Cela signifie qu'il y avait continuellement un garde à l'entrée et à la sortie de la zone de quarantaine. En outre, les paramètres devaient être pris trois fois par jour et, trois fois par semaine, nous avons effectué un dépistage du Covid-19. Un infirmier était présent dans la zone de quarantaine 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et une garde complète avec un équipement de protection peut être assez fatigante ».  

Deux autres personnes arrivées plus tard et révélées négatives aux tests de dépistage de Covid-19 pouvaient sortir le dimanche 23 février dernier. Les futurs rapatriés des zones à risque seront suivis à domicile et une zone de quarantaine ainsi qu'une hospitalisation ne seront donc plus nécessaires.

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