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Red Flag : entre poussière et lumière

Red Flag : entre poussière et lumière

 

Quelque 150 militaires belges étaient présents du 24 février au 15 mars 2014 sur Nellis Air Force base (USA). Cette base américaine offre l’un des plus grands terrains d’entraînement pour les avions militaires américains et alliés. Située dans le Nevada, à une vingtaine de kilomètres de Las Vegas, elle accueillait notre détachement pour participer à l’exercice Red Flag 

Pour cette seconde édition, Red Flag 14-02 aura réuni plus de 1.900 personnes provenant de cinq pays (États-Unis, Émirats arabes unis, Danemark, Arabie Saoudite et Belgique). Notre pays avait envoyé dix F-16 et deux C-130 avec du personnel provenant essentiellement du 2 Wing Tactique de Florennes, du 10 Wing Tactique de Kleine-Brogel et du 15 Wing Transport de Melsbroek.  

 « Red Flag est un exercice extrêmement complet et réaliste. Il permet aux pilotes de s’entraîner dans un environnement idéal en vue d’un éventuel déploiement à l’étranger » explique le lieutenant-colonel aviateur Cédric Kamensky, commandant du détachement F-16. « La Belgique y participe car la structure offerte par Nellis Air Force Base dépasse de loin ce dont nous possédons chez nous. » En effet, les hôtes disposent d’une superficie équivalente à notre pays et sur laquelle ils appliquent des scénarios comprenant des menaces réelles aériennes et terrestres.  

Un exercice avec autant de moyens déployés requiert énormément d’organisation entre les différentes nations. « S’intégrer dans la communauté internationale est l’un des défis majeurs de l’exercice », explique le lieutenant-colonel Kamensky. « Nous possédons tous des appareils différents et  cela comporte des avantages comme des inconvénients. » 
L’intégration est plus complexe pour le détachement belge, car deux avions de transport C-130 doivent prendre part à l’exercice. « Le C-130 a l’habitude d’opérer dans des lieux où les menaces sont presque inexistantes » ajoute le commandant aviateur Marc Charlier, commandant du détachement C-130. « Ici, nous sommes confrontés à des dangers simulés intenses. Cela demande énormément de coordination avec les chasseurs belges et étrangers. »

Red Flag leur aura donc offert la possibilité de coopérer et de les éprouver dans des situations complexes.