-A A +A

Autres informations et services officiels: www.belgium.be

Protéger les troupes n’est pas un travail de bureau

Protéger les troupes n’est pas un travail de bureau

 

Six heures de travail et six de repos. Tel est le rythme professionnel du Bataillon 12 de Ligne Prince Léopold-13 de Ligne depuis décembre. Ses membres surveillent, jour et nuit, le camp d’entraînement de l’Union européenne situé dans la ville malienne de Koulikoro. Le biorythme doit donc être adapté.

Le soleil se couche lorsque les militaires belges se relèvent à la porte d’accès. Lors de l’échange, le caporal Gaetan relate : « J’ai dormi quatre heures et vais, dès à présent, surveiller l’entrée et patrouiller à l’intérieur comme à l’extérieur du camp. Ensuite, j’aurai six heures de repos avant de me consacrer à une autre tâche de force protection. »

Ce rythme ne tolère aucune interruption. Les soirées libres ainsi qu’un sommeil réparateur de huit heures n’y ont guère leur place. Mais la variété rend ces tâches faisables, précise un militaire belge qui patrouille le long de l’enceinte du camp. « Ici, nous exécutons quatre types de force protection », dit-il. « Nous surveillons les accès, constituons une force d’intervention rapide, effectuons des escortes de et en direction de Bamako et accompagnons des instructeurs UE vers les zones d’entraînement sises à l’extérieur du camp. »

Ces tâches changent chaque semaine. Les Belges assureront les trois premières activités au cours des trois prochains jours, pendant que leurs collègues espagnols s’occuperont d’escorter les instructeurs. Ensuite, ils permuteront les rôles. Ce rythme de travail concernera les militaires du 12/13 de Ligne jusqu’à la fin mai.

Après une telle cadence, le retour à domicile représente plus qu’une simple adaptation. Il faut à nouveau accorder son biorythme. « Cette mission variée est une aubaine », conclut le caporal Gaetan au corps de garde. « Je suis cependant certain de ne pas fermer l’œil lorsque je passerai ma première nuit à la maison. »