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Prévention du risque sanitaire vétérinaire

Prévention du risque sanitaire vétérinaire

 

Pour prévenir tout risque d'importation de virus indigènes sur notre territoire, le service vétérinaire de la Défense intervient systématiquement avant que le matériel ne soit redéployé chez nous. Actuellement, une petite équipe s'affaire autour des équipements et véhicules restés au camp de base du détachement eFP 19-01 à Tapa (Estonie).

Cette équipe de trois hommes et de deux femmes, issus de la Composante Médicale, est dépêchée spécialement dans le cadre du redéploiement du matériel. Sa mission : assurer la santé publique vétérinaire sur notre territoire.

« Nous intervenons à l’issue de chaque déploiement pour lequel un risque sanitaire est identifié », amorce un vétérinaire capitaine-commandant du 5 Élément Médical d’Intervention (5 EMI) de Nivelles. Après analyse de la Composante Médicale, le service vétérinaire souhaiterait éviter que des germes provenant de l’étranger infectent nos cheptels avec tous les risques sanitaires et économiques que cela engendrerait. Les virus pourraient, en effet, rester actifs dans les matières organiques présentes dans les boues, même sèches, accumulées sur les véhicules et le matériel. Sur base de cette analyse, des produits désinfectants ont été choisis. Ces substances seront appliquées par pulvérisation sur le matériel après nettoyage approfondi.

« D'autres risques sanitaires sont également pris en compte », ajoute le vétérinaire. « Des méthodes de dératisation sont appliquées dans les containers en prévision de leur transport maritime. Les produits que nous utilisons sont biodégradables et ne sont guère plus qu'une solution saline après sept jours », explique le commandant. Des bacs récolteurs limitant une diffusion non maîtrisée dans l'environnement sont également employés.

« Le respect de l'environnement est l'une de nos priorités avec la sécurité du personnel. Celle-ci passe par la prévention de l'exposition aux produits et au respect des fiches techniques quant à l'emploi des substances. »

La charge de travail qui attend l'équipe sanitaire est conséquente : une centaine de véhicules et une quarantaine de containers. « Ici en Estonie, nous bénéficions d'une infrastructure adaptée pour faire notre travail », explique le vétérinaire. « Ce n'est pas toujours le cas, notamment en Afrique. Dans ce cas-ci, notre défi sera le temps car le redéploiement du détachement est programmé très rapidement après l'exercice en cours. »

La Défense prend toujours toutes les mesures afin d'éviter l'importation de virus ou autres agents pathologiques sur notre territoire. Les conséquences seraient potentiellement catastrophiques tant pour la santé humaine et animale que pour l'économie agricole.