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Préparez-vous à souffrir (un peu)

Préparez-vous à souffrir (un peu)

 

Devenir para-commando n'est pas donné à tout le monde. Le chemin qui mène au béret rouge ou vert tant convoité est long et parsemé d’embûches. Les tests physiques et médicaux sont impitoyables. Pendant la formation, les candidats repoussent leurs limites tous les jours. Pour le personnel militaire ne travaillant pas dans des unités de combat mais toutefois désireux de passer le brevet, la Défense propose une solution : une phase préparatoire de trois semaines.

Pour les militaires recrutés en tant que para-commandos, la chose est, pour ainsi dire, simple. Ils savent pourquoi ils se sont engagés et s’imprègnent immédiatement des techniques paras et de commandement au cours de la première année de leur carrière. Dès qu'ils sont incorporés à la Défense, le brevet devient leur premier objectif.

Imaginez-vous : vous travaillez comme militaire depuis quelques années dans une unité d’appui. Les techniques de tir et les ordres tactiques ne font pas partie de vos tâches principales. La dernière fois que vous aviez dormi sous une tente remonte à votre instruction de base. Pourtant, vous ressentez l’envie soudaine de relever un défi : devenir para-commando. Votre volonté est manifeste mais vous doutez de vos connaissances et de vos compétences. Celles-ci sont pourtant essentielles à cet entraînement intensif.

Parce que les militaires qui ont immédiatement commencé le stage n’étaient parfois pas suffisamment préparés, la Défense a créé ce pré-stage.

« Les participants à la phase préparatoire ont un niveau accru pour comprendre ce qui se passe au sein d’un peloton de fusiliers para-commandos », explique le lieutenant Steyaert du Centre commando de Marche-les-Dames. « Ainsi les choses sont rendues plus simples pendant le stage proprement dit. »

Ce stage initial est principalement axé sur les trois piliers essentiels de toute personne intégrant une unité de combat. « La première semaine, elle tire avec la mitrailleuse SCAR. Tous les membres de la Défense n’ont pas eu cette opportunité », précise Steyaert, « mais les para-commandos utilisent le SCAR. Des patrouilles de reconnaissance associées à une réponse au contact de l'ennemi sont également incluses dans le package. »

Une solide connaissance tactique est indispensable pour décrocher le brevet para-commando. « Nous nous entraînons enfin au combat urbain sous le feu ennemi, connu dans le jargon sous l’acronyme de MOUT / CQB signifiant military operations in urban terrain et close quarters battle. »

Notre rédaction s’est rendue à Marche-les-Dames et à Marche-en-Famenne. Elle s’est entretenue avec deux participants. Regardez le reportage vidéo pour découvrir leur histoire complète.