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Plan d’urgence provincial en Brabant Wallon

Plan d’urgence provincial en Brabant Wallon

 

Un exercice simulant une catastrophe aérienne se déroulait dans la commune de Wavre ce 28 mars 2019. De nombreux acteurs et intervenants étaient mobilisés pour le vivre avec un maximum de réalisme.

Vers 8 h 30 ce matin, un avion civil Cessna a percuté un hélicoptère militaire A109 dans le ciel de la commune de Wavre au-dessus de l’entreprise pharmaceutique GSK. Outre la catastrophe aérienne, se sont ajoutés des victimes collatérales du crash se trouvant sur leur lieu de travail (GSK). A cela s’ajoutait un risque de contamination au virus de la polio.

Après les premières réactions des services de secours et vu l’ampleur de l’événement, le gouverneur de la province du Brabant Wallon, Gilles Mahieu, a déclenché le plan d’alerte provinciale afin de bénéficier d’un maximum d’appuis pour gérer la crise. Vers midi, une première conférence de presse officialisait les informations concernant la catastrophe et développait les mesures prises.

« La Défense était engagée dans l’exercice longtemps en amont », explique le lieutenant-colonel Christian Jacquet du commandement provincial du Brabant Wallon. « La planification de cet exercice débutait il y a près d'un an. » Dès le départ, le colonel Olivier De Groote, commandant de province, et son officier d’opérations ont échafaudé le scénario en collaboration avec les autres départements. La Défense a également assuré la direction de l’exercice. Cependant le résultat d’une telle manœuvre est le résultat d’une collaboration interdisciplinaire et interdépartementale », conclut Christian Jacquet.

Si deux aéroplanes se télescopent, ils ne tombent pas pour autant au même endroit. Ainsi, l’A109 militaire s’était-il abîmé sur les terrains de GSK Wavre tandis qu’à quelques centaines de mètres, sur les terrains dit des antennes de la RTBF, s’écrasait le Cessna.

Non loin de la carcasse, l’adjudant-chef Vincent du commandement militaire provincial et membre de l’organisation : « Sur ce site, plusieurs équipes militaires ont été mobilisées », explique-t-il. « La carcasse du Cessna provient de la base de Beauvechain, ensuite une équipe du DVI (Disaster Victim Identification) a placé les mannequins figurant les victimes ainsi que des indices pour les identifier. Les pompiers militaires de Beauvechain sont venus provoquer des incendies pour plus de réalisme ». Il poursuit : « Dans un second temps, une autre équipe du DVI est venue pour identifier les victimes et récolter divers indices au profit de l’enquête. »

Parmi les éléments militaires mobilisés, citons encore les détachements crash aérien (de première et seconde interventions), le 6 Group CIS assurant les transmissions militaires, un hélicoptère A109 pour l’interdiction et la surveillance de l’espace aérien au-dessus du site des crashes sans oublier les officiers de liaison à tous les niveaux de coordinations interdisciplinaires.