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Plan B pour les militaires de l'artillerie antiaérienne

Plan B pour les militaires de l'artillerie antiaérienne

 

Jusqu'à janvier dernier, le Bataillon d'artillerie se composait de deux parties : l'artillerie de campagne à Brasschaat et l'artillerie antiaérienne basée à Lombardsijde. Sur les 75 soldats qui ont obtenu un nouvel emploi, 13 travaillent désormais à l'Information Operations Group.

La plupart des militaires de l'artillerie antiaérienne vivent en Flandre occidentale. Le siège de l'Information Operations Group (IOG) est situé, quant à lui, à Heverlee près de Louvain. Afin d'éviter de parcourir une distance de trois cents kilomètres par jour, la Défense a décidé de stationner la nouvelle équipe InfoOps (équipe B) dans sa caserne d'origine à Lombardsijde.

« Il y a plusieurs raisons à cela, » explique le major Chris Boeckx, commandant de l'IOG. « L'un des points d'action du chef de la Composante Terre est d'assurer une répartition suffisamment large des unités militaires dans toute la Belgique. Cela maintient un trajet raisonnable et permet ainsi à tout le monde de pouvoir travailler dans sa propre région, chose bénéfique pour la plupart du personnel. »

Le 8 janvier dernier, les 13 nouveaux militaires de l'InfoOps obtenaient leur nouveau béret et débutaient leur entraînement. « Nous commençons par des cours théoriques dans lesquels nous expliquons ce que fait précisément l'IOG », explique le commandant Andy Liesenborghs, instructeur en chef de l'équipe B. « L'IOG s'occupe des CIMIC et des PsyOps. Le CIMIC est synonyme de coopération civilo-militaire (coopération entre partenaires civils et militaires lors d'une opération). PsyOps est l'acronyme des opérations psychologiques. Grâce à celles-ci, nous recherchons une influence positive sur nos publics cibles lors d'une opération. »

Ce cours théorique est relativement conséquent selon le commandant Liesenborghs. « Les gens ont peu, voire aucune connaissance de la question et doivent donc repartir de zéro. Une fois que nous passerons à la pratique, ils auront certains acquis et tout se passera bien. »

Le cours débutait en janvier. Il faudra néanmoins du temps avant que tout le monde soit pleinement opérationnel. « La moitié de la nouvelle équipe est formée en CIMIC, l'autre dans les PsyOps », conclut le major Boeckx. « D'ici la fin de l'année, tous seront opérationnels dans l'un ou l'autre domaine. L'année prochaine, ils inverseront la tendance afin que tout le monde soit opérationnel en CIMIC et en PsyOps dès 2019. »