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Observation, entraînement et évaluation à Hilversum

Observation, entraînement et évaluation à Hilversum

 

Trente et un militaires des unités médicales des 3 et 4 EMI s'entraînent à évacuer des victimes du 13 au 17 novembre. Ils ne se sont pas trompés d'adresse en faisant appel à nos collègues néerlandais. La caserne d'Hilversum sert, en effet, d'immense centre d'entraînement et de formation dédié aux services d'urgence confrontés aux interventions médicales.

Même si ce n'est que le premier jour de l'exercice, il fourmille déjà d'activités à notre arrivée. Partout où notre regard se porte, des victimes fictives sont prises en charge. Blessures par balle, attaques à la grenade et phénomènes de suffocation, ... ne représentent que quelques-unes des situations de crise à gérer cette semaine.

La formation de cinq jours se concentre sur l'évacuation de victimes de guerre vers le Rôle 1, poste de premiers secours bien connu sur le terrain. « Au fur et à mesure que l'exercice progresse, les entraînements deviennent plus complexes et les défis abondent », explique l'adjudant-chef Bart Ongena. « Nous comptons également de nouvelles personnes parmi nous. Le rythme de l'exercice ne peut donc être d'emblée trop élevé. »

L'environnement est limité parce que l'exercice se déroule au sein de la caserne. L'organisateur y voit un avantage, étant donné qu'il peut être mieux dirigé. « Nous engageons un Rôle 1 tel qu'il le serait sur le terrain et nous appliquons des scénarios réalistes », nous confie le lieutenant Eduard Vanlauwe. « Nous suivons toutes les étapes officielles, du secouriste au traitement au sein du Rôle 1. »

Appréciable détail : les blessures fictives décrites dans les scénarios sont du fait de l'organisation LOTUS (Landelijke Opleiding Tot Uitbeelding van Slachtoffers), sigle désignant une formation nationale dont l'objectif est la représentation réaliste de victimes. Leurs membres prennent leur rôle très au sérieux car la réalité des différentes situations prévaut toujours.