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Les temps sont durs pour le Bataillon de Chasseurs à Cheval

Les temps sont durs pour le Bataillon de Chasseurs à Cheval

 

Le Bataillon de Chasseurs à Cheval, cantonné à Heverlee, s'apprête à vivre une période opérationnelle intense. Voici ce qui ressortait de la conférence de presse donnée à Heverlee par du personnel de la division Opérations le mardi 10 avril dernier. Le lieutenant-colonel Bruno Van Loo, chef de corps du bataillon, y assistait.

Depuis le 1er avril 2018, un détachement du Bataillon de Chasseurs à Cheval, doté de divers senseurs, participe à la mission de l'OTAN Resolute Support. Depuis le camp Marmal, une quarantaine de militaires du bataillon contribuent à la protection de l'aéroport de Mazar-e-Sharif.

« Nous effectuons des missions de reconnaissance statiques et mobiles », expliquait le lieutenant-colonel Van Loo. « En Afghanistan, la menace principale provient de terroristes qui attaquent les camps à l'aide de mortiers et de missiles artisanaux. Nos objectifs consistent à détecter leurs actions et positions. »

Vers octobre ou novembre, un autre détachement multisenseurs du bataillon partira pour Gao au Mali afin de participer à l'opération MINUSMA des Nations Unies. Une cinquantaine de militaires seront ainsi engagés auprès de l'Intelligence, Surveilance and Reconaissence (ISR) taskforce allemande. Utilisant toute leur gamme de capteurs, ils fourniront des informations rapides et précises au commandant militaire de la MINUSMA, le général-major belge Jean-Paul Deconinck.

« Lors de cette mission, le plus grand défi est le contact avec la population locale », soulignait le chef de corps. « C'est l'un de nos points forts. En tant que Belges, nous parlons français et ce n'est pas le cas de tous les pays présents. »

Mi-mai, une équipe du Bataillon de Chasseurs à Cheval partira également en Irak afin d'y fournir des renseignements grâce aux nouveaux drones Raven. Enfin, quelque deux cents militaires du bataillon se tiennent prêts à un éventuel engagement au sein de l'European Union Battlegroup (EUBG).

La Défense déploie actuellement un millier de militaires dans le cadre de ses opérations. Ils sont répartis dans 25 pays et sur quatre continents. « L'année dernière, nous avions en moyenne 1 650 militaires en opération », précisait le capitaine de vaisseau Carl Gillis, chef de la division Opérations. « Cette diminution est principalement due à de moindres activités dans notre pays. Là où nous engagions 1 250 soldats jusqu'à la fin de l'année dernière, nous n'en déployons plus que six cents. »