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Les Lanciers défendent puis contre-attaquent

Les Lanciers défendent puis contre-attaquent

 

Pour rencontrer les Lanciers de la compagnie Delta ce 4 octobre, il faut s’enfoncer dans la forêt lithuanienne de la région de Pabradè. Non loin de la frontière Biélorusse le Bataillon multinational enhanced Forward Presence de l’OTAN a déployé ses éléments à des fins d’entraînement. Nom de code de l’exercice : Beowulf

« La mission eFP est une mission de dissuasion, orientée vers la Russie » souligne le commandant Bourgeois. « Ce déploiement permet d’affirmer la solidarité qui lie les pays signataires de l’OTAN. Pour mener à bien cette dissuasion, il est une voie royale: montrer sa présence et ses moyens puis démontrer son état de préparation. »

A priori, faire opérer des militaires allemands, belges, lithuaniens, néerlandais et tchèques n’est pas simple, dès lors des périodes d’entrainement conjoint sont régulièrement programmées et évaluées par des états-majors internationaux. L’exercice Beowulf fait donc pleinement partie des objectifs du déploiement des forces dans la région.

Même si la tâche principale de ce déploiement opérationnel est l’entraînement, la présence de l’OTAN n’est pas de la figuration. La plupart des pays participants ne lésinent pas sur les moyens et les matériels déployés, car il en va de la crédibilité des nations participantes entre-elles mais aussi de celle de l’OTAN en particulier.

​Le colonel René Braun (DEU), commandant du Battle Group est satisfait des attitudes qu’il a observées durant la semaine d’exercice très intense pendant laquelle les limites de ce qu’il est possible de faire en matière de coordinations entre les différentes armes et appuis ont été atteintes.

« Durant cette semaine d’exercice, nous avons démontré nos qualités auprès du commandement du Battle Group. » Par une excellente appréciation et une habile utilisation de ses appuis (artillerie et génie) le commandant de compagnie, a pu atteindre plusieurs objectifs sans engager ses éléments de combats. « Ce point positif a été lourdement souligné par le commandant du Battle group. »

Dans quelques semaines un deuxième exercice débutera aux portes de l’hiver et impliquera le Battle Group eFP au complet. De quoi encore augmenter les difficultés auxquelles les troupes de l’OTAN font face.