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L'équipe MOST forme la Marine béninoise

L'équipe MOST forme la Marine béninoise

 

Le 6 mai dernier, l’équipe belge Mine Countermeasures Vessels Operational Sea Training (MOST) entamait une évaluation ainsi qu’un entraînement de la Marine béninoise. Pendant deux semaines, les sept spécialistes de deux des quatre navires de patrouille béninois dispenseront une formation de marin comprenant un volet sur les mesures à prendre en matière d’attaques asymétriques.

L'ensemble s'inscrit dans la politique de Défense de notre pays à l'égard de ce partenaire stratégique. Dès le premier jour, l'équipe fut subdivisée en trois sous-groupes. Une partie embarquait à bord du Zou. Deux hommes vérifiaient les aspects relatifs à la sécurité, au matériel de lutte contre les incendies et à la propulsion. Le deuxième groupe donnait, quant à lui, cours de télécommunication et de navigation.

Cette année, cette formation est une première dans le programme Maritime Capability Building axé sur la capacité de la flotte de patrouilleurs. L'accent est mis sur la menace asymétrique et la lutte contre la piraterie en mer. Quant au troisième effectif, il s’investissait auprès de l’école de plongée locale. Une dizaine de plongeurs étaient formés par un plongeur démineur et un « hyperbariste » de l'équipe MOST.

Le but est de former les pays du golfe de Guinée afin qu'ils puissent eux-mêmes « cartographier » les mouvements maritimes au large de leurs côtes et intervenir en cas d'incident. Outre la collaboration entre les deux marines, le port de Cotonou entretient une coopération économique active avec le port d'Anvers. Le bel exemple d’une Défense apportant une valeur ajoutée à la stabilité économique dans une région africaine.

Le premier jour, l'équipe de plongée examinait les coques des navires P109 Alibori et P110 Oueme, après avoir d'abord organisé un briefing sur la sécurité et veillé à ce que l'équipement de plongée soit en ordre. L'exercice fut suivi d'un débriefing du plongeur responsable. Ici, l'accent était clairement mis sur les procédures à appliquer et surtout sur la sécurité lors des exercices de plongée.

Où se trouve l'itinéraire d'évacuation ? Y-a-t-il une assistance médicale ? Que faire en cas de mauvaise visibilité ou de boussole défectueuse ? Y-a-t-il des lignes de sécurité entre binômes ? Les moyens de communication existent-ils et sont-ils testés ? Tous ces aspects furent passés en revue par l'équipe d'évaluation belge.

Après le chant de combat de la Marine béninoise, l'exercice s’achevait positivement. Celle-ci est très fière de sa devise « Honneur, Patrie et Dévouement ». Le jour suivant, tous partaient en mer sur le Zou afin de mettre la théorie en pratique.