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Le ministre de la politique scientifique visite le A962 Belgica

Le ministre de la politique scientifique visite le A962 Belgica

 

Le 25 avril dernier, Madame le ministre de la politique scientifique visitait la base navale de Zeebruges. Au programme : l'annonce du nom du prochain navire scientifique.

Le capitaine de corvette Damman, commandant du A962 Belgica, prononçait tout d'abord une allocution de bienvenue à l'intention du ministre et des nombreux invités. Madame Camille Pisani et Monsieur Patrick Roose, tous deux issus de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, prenaient ensuite la parole.

Ces discours furent suivis par la présentation du nom de ce nouveau navire qui sera baptisé Belgica II. Cette annonce fut faite par le ministre et les élèves de première secondaire de l'Athénée Maurice.Destenay de Liège. Ces derniers ont gagné le concours portant sur le choix de sa nouvelle appellation.

Dix-neuf propositions existaient mais six furent retenues (Belgica II, Stella Maris, Belsora, Impact, Lab Mare, Odyssea). Après le vote en ligne de quelque 5 000 personnes, 1 600 d'entre elles optèrent pour « Belgica II ».

En mer, les élèves et le ministre recevaient des informations sur la prise d'échantillons et leurs analyses par divers scientifiques embarqués. Les capitaines de vaisseau Degraer et Lams, tous deux responsables et chefs de projet pour la construction de ce nouveau navire, étaient également présents pour en dévoiler les aspects techniques. Lorsque le Belgica II sera livré, son prédécesseur sera mis en vente.

Les dimensions du nouveau navire seront plus grandes que l'actuel A962 Belgica. Ce bâtiment est construit pour l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB). Sa gestion, celle de son équipement scientifique ainsi que l'organisation et la planification des campagnes scientifiques, resteront du ressort de l'Unité de Gestion du Modèle Mathématique de la mer du Nord et de l'estuaire de l'Escaut (MUMM). Le suivi de la construction et de l'équipage sera assuré par la Marine.

Le navire disposera de 480 m² de laboratoires, soit le triple de l’actuel A962 Belgica. Plusieurs groupes de scientifiques pourront ainsi y travailler indépendamment. Le navire aura une autonomie de 30 jours en mer et ses nouveaux moyens techniques permettront d’atteindre une profondeur « de travail » de 5 000 mètres. Il pourra, de plus, être mis en œuvre au-delà du cercle polaire pendant la période estivale.

Le nouveau navire de recherche est en cours de construction aux chantiers navals Freire à Vigo (Espagne). Il pèsera 3 600 tonnes à pleine charge et mesurera 69 mètres de long, soit près de vingt mètres de plus que l'actuel Belgica.

Ses missions resteront identiques, à savoir : étudier la faune et la flore de la mer du Nord en collectant une série de données biologiques, chimiques, physiques, géologiques et hydrodynamiques. Le navire opèrera comme un laboratoire très équipé et collaborera avec des universités belges et d’autres instituts scientifiques.

L’un des nombreux utilisateurs du Belgica se nomme ILVO pour Instituut voor Landbouw-, Visserij en Voedingsonderzoek (en d’autres termes : Institut de recherches multidisciplinaires et indépendant dans les domaines de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation en Flandre). L’ILVO est un institut scientifique du gouvernement flamand dont la renommée est internationale. À sa demande, l'A962 Belgica menait, début 2019, une étude sur le niveau des stocks de poissons commerciaux afin que les quotas de pêche puissent être déterminés par l’Union européenne. Cette surveillance fut compromise à plusieurs reprises au cours de ces dernières années.

En outre, l’ILVO et le Belgica mènent également des recherches sur les nouvelles techniques de pêche et étudient l’influence des parcs éoliens, des travaux de dragage et de l’extraction de sable sur les écosystèmes marins. Ces activités sont reprises sous les vocables « d’économie bleue ».