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Le ministre de la Défense Didier Reynders rencontre des militaires du 22 mars 2016

Le ministre de la Défense Didier Reynders rencontre des militaires du 22 mars 2016

 

Dans le cadre des commémorations du 22 mars 2016, le site de l'Hôpital Militaire Reine Astrid (HMRA) de Neder-Over-Heembeek fut choisi comme lieu de rencontre. En effet, le ministre de la Défense Didier Reynders s'entretenait avec des militaires impliqués dans les soins prodigués aux victimes après les attentats.

Didier Reynders a d'abord rencontré Luc et Jan, membres du personnel de l'hôpital. « Ce jour-là, j'étais adjoint auprès de la Direction médicale à Zaventem. Jan et moi sommes arrivés sur place une quinzaine de minutes après l'explosion », expliquait-t-il.

Et Jan de compléter : « Après les attentats de Paris en novembre 2015, nous nous étions interrogés sur ce que nous pourrions améliorer si de tels attentats devaient se produire chez nous. Nous avons alors décidé de placer des kits de bandes hémostatiques et des Combat Application Tourniquet dans nos véhicules d'évacuation. Les militaires ont ainsi à disposition des moyens pour se faire des garrots s'ils sont blessés ».

« Ce jour-là, cet équipement fut très utile car il sauvait des vies. Depuis lors, toutes les équipes SMUR, civiles et militaires, ont l'obligation de disposer de ce type de matériel. Il s'agit d'une sorte de kit catastrophe destiné à de nombreuses victimes », concluait l'infirmier.

Le ministre rencontrait également le premier soldat Joyce (29 ans) et le sergent Mathieu (27 ans), tous deux affectés au Bataillon de Chasseurs à Cheval. « Nous étions à Zaventem au moment de l'attentat », amorçait le sergent. « J'ai commencé par dégager des victimes des décombres d'un mur effondré. Ensuite, j'en portais et en évacuais d'autres à l'extérieur du hall de l'aéroport. J'ai également posé un tourniquet à une dame gravement blessée. » poursuivait-il.

« Pour ma part, j'ai prodigué des premiers soins à plusieurs personnes », témoignait Joyce. « Je suis toujours en contact avec l'une d'elles qui est devenue une amie. Elle a déjà subi 12 interventions chirurgicales. » Et Joyce de poursuivre : « Je n'oublierai jamais cette journée. Nous avions commencé à 6 heures du matin et avons été relevés par des hommes du 3 Bataillon de Parachutistes vers 23 heures. J'ai toutefois le sentiment d'avoir été utile. Une cellule psychologique nous a pris immédiatement en charge. Les services de la Défense nous ont ensuite accompagnés régulièrement pendant plus d'une année », achevait Joyce.

« Ça a changé ma vie », concluait Mathieu. « Sans sombrer dans la paranoïa, je reste toujours plus attentif... Comme un réflexe de survie plus aiguisé ».

Didier Reynders prenait ensuite le temps de discuter avec des militaires des autres services représentés : démineurs, membres de l'équipe canine de détection d'explosifs et personnel médical de l'HMRA.

La mission d'aide à la nation de la Défense ne fut jamais aussi perceptible que lors de ce sinistre épisode de notre histoire.