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Le Caiman s’entraîne à l’appontage

Le Caiman s’entraîne à l’appontage

 

Les hélicoptères belges Caiman sont en pleine préparation de leurs missions navales. Raison pour laquelle l'équipage du Caiman RN03 s'est rendu aux Pays-Bas avec son appareil. Du 8 au 12 février, ses membres se sont entraînés à apponter sur le navire patrouilleur néerlandais Zr.Ms. Zeeland à la base d'hélicoptères De Kooy de la Marine. Une première pour la Défense.

La Défense a acheté la version navale de l'hélicoptère NH90 Caiman afin de remplir deux tâches. Les équipages ont terminé la première phase de leur formation dans les domaines de la recherche et du sauvetage (search and rescue) en octobre 2015. En outre, les Caiman peuvent effectuer des missions navales et bien épauler les frégates belges en matière de détection.

« La couverture radar d'un navire n'est que de 22 milles marins (ndlr : environ 40 km) », explique le lieutenant de vaisseau de première classe aviateur Bart Blok. Il est chef des opérations au 860 Squadron néerlandais. « Le Caiman permet de l'étendre à 150 milles (ndlr : environ 277 kilomètres). »

Un hélicoptère Caiman ne peut voler que trois heures sans devoir reprendre du carburant. Apponter sur un navire est donc essentiel à l'exécution des opérations en mer. Embarqué, l'appareil peut être ravitaillé et éventuellement changer d'équipage. L'hélicoptère doit pouvoir apponter par tous temps, ce qui ne paraît pas évident.

« L'hélicoptère Caiman est bien plus lourd que les Alouette III que je pilotais à l'époque », précise Kenneth, le pilote du Caiman RN03. « L'appareil est toutefois sensible au vent. Il est encore assez difficile de le poser sur le pont. »

La pratique affine les manœuvres. Raison pour laquelle l'équipage les répète de nombreuses fois et dans diverses conditions. Ses membres doivent tenir compte de la force et de la direction du vent ainsi que des mouvements du navire. Un instructeur néerlandais vole à bord de l'hélicoptère belge afin de veiller à la bonne marche des opérations. Un scoop car c'est la première fois que notre machine embarque un équipage international pour se poser sur un navire néerlandais.

« Il nous apprend les ficelles du métier », poursuit Kenneth. « Les Néerlandais ont acheté le Caiman bien avant nous. Leurs connaissances en matière d'opérations navales sont donc bien plus approfondies. Nous sommes précisément aux Pays-Bas pour profiter de leur know-how. »