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La Défense en appui en cas de besoin

La Défense en appui en cas de besoin

 

Ce mardi 22 mars 2016 était un jour noir pour la Belgique. Un attentat dans le métro bruxellois au niveau de la station Maelbeek succédait à celui qui venait d'être perpétré à l'aéroport de Zaventem. La Défense a apporté son aide partout où elle le pouvait.

Le médecin lieutenant-colonel Eric Mergny de l'Hôpital Militaire de Neder-over-Heembeek faisait office de directeur médical à Zaventem. Il fut l'un des premiers à arriver sur le site de l'aéroport. « J'étais responsable de la coordination de l'aide médicale sur place. J'ai, tout d'abord, dû établir un plan de la situation des victimes avec mon équipe. Nous sommes alors passés à l'organisation du transport des victimes depuis l'aéroport vers les hôpitaux avoisinants. Nous avons tenu compte de la gravité des blessures. Les blessés graves ont été envoyés vers les hôpitaux les plus proches afin de limiter le temps du trajet », explique Mergny.

« Il s'agissait notamment d'amputations, de brûlures et de plaies ouvertes dues aux corps étrangers provenant des explosions. On ne guérit pas facilement de ce genre de traumatismes que l'on peut comparer à des blessures de guerre. » Les autres services d'intervention médicale urgente s'occupaient de la prise en charge et des soins aux victimes.

« Nous sommes bien préparés étant donné que nous nous entraînons tous les deux ans lors d'un grand exercice catastrophe avec les autres services de secours sur l'aéroport de Zaventem. Je dois d'ailleurs préciser que, dans ce sens, tout s'est déroulé pour le mieux », nuance Mergny.

L'hôpital militaire a lui-même servi de zone tampon médicale. Il est parfaitement équipé pour cela. « Nous disposons d'un très large couloir où des dizaines de lits peuvent être placés, avec des systèmes d'alimentation en oxygène dans le plafond. « Nous pouvons donc, en un temps record, accueillir un grand nombre de patients et leur prodiguer les soins nécessaires en attendant qu'ils soient transportés vers un autre hôpital ou directement vers leur domicile », poursuit Mergny.

Pas moins de 93 patients ont été admis, dont dix-sept hospitalisés. Les hélicoptères de la base de Coxyde étaient en renfort pour les évacuations médicales. Les équipes de search and rescue ont entre-temps été relevées par celles du Royaume Uni.

Afin d'appuyer la police fédérale, la Défense a engagé des hommes supplémentaires sur le site de l'aéroport et dans le centre de Bruxelles. Parallèlement, le Service d'Enlèvement et Destruction d'Engins Explosifs (SEDEE) et la brigade canine travaillaient également sur les lieux pour prévenir d'éventuelles autres explosions.

Le mercredi 23 mars, chacun cessait ses activités à douze heures afin d'observer une minute de silence en mémoire des victimes. Même à l'étranger, des militaires ont témoigné de leur appui. Les troupes belges et européennes situées au camp de Koulikoro, au Mali, se sont rassemblées pour observer une minute de silence.