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Iron Wolf : exercice majeur pour les Belges en Lituanie

Iron Wolf : exercice majeur pour les Belges en Lituanie

 

Iron Wolf est à la fois le nom dune brigade lituanienne et celui de lexercice qui se déroulait début novembre et auquel le bataillon multinational de l’OTAN eFP (enhanced Forward Presence) participait. Engagé depuis fin août, le détachement eFP 09/18, piloté par le Bataillon 1/3 Lanciers, prenait également part à cet exercice majeur de sa période de déploiement.

La compagnie Delta, formée par les Belges, s’est avancée dans les forêts lituaniennes de la région de Pabradè afin d’y mener une série d’opérations défensives et offensives dans un contexte de guerre conventionnelle.

Pour cet exercice, le détachement belge travaillait étroitement avec des détachements allemands, luxembourgeois, néerlandais, norvégiens et tchèques sous le commandement du lieutenant-colonel allemand René Braun. Mille cinq cents personnes et 400 véhicules formaient cette force alliée du contingent belge. Le Battle Group ennemi rassemblait, quant à lui, des troupes anglaises, canadiennes, estoniennes, italiennes et lituaniennes selon un déploiement de forces équivalentes.

La compagnie d’infanterie motorisée aura enchaîné les actions onze jours durant. Dans son trou de fusilier, le premier soldat Diego expliquait : « C’était très impressionnant il y a deux jours. On a eu les Italiens. Ils sont passés dans nos pièges puis nous les avons engagés sur leurs flancs. »

Passant d’une position défensive à l’autre, on sentait les hommes tendus et concentrés. Le sergent Allan ajoutait : « Au milieu des bois, on ne saisit pas toujours l’ampleur de l’exercice. Lorsque la nuit, on entend les drones d’observation survoler nos positions pour accroître notre protection ou encore lorsqu’on voit les chars « Léopard 2 » nous soutenir, on comprend que les dispositifs sont énormes. C’est surtout lorsqu’on fait le plein que l’on peut constater l’ampleur du déploiement. »

« Nous ressentons une différence de moyens face aux autres nations », expliquait un autre gradé. « Nos véhicules sont beaucoup plus limités sur le terrain que ceux de nos alliés. Pourtant, nous tenons tactiquement la route. Je le constate lorsque j’assiste aux débriefings internationaux. »

« L’expérience, grâce aux moyens déployés sur place et la conduite de la bataille en collaboration avec les autres nations, est l’énorme plus-value de ce déploiement », expliquait encore Gaetan, sous-officier de l’état-major compagnie.

Début 2019, une compagnie d’un autre bataillon belge sera déployée dans un pays balte. Ainsi, notre pays honorera à nouveau son engagement au sein de l’OTAN et maintiendra sa réputation de partenaire fiable au sein de l’organisation. L’Estonie sera le pays hôte du déploiement de la prochaine rotation.