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Grand exercice de sauvetage au large d’Ostende

Grand exercice de sauvetage au large d’Ostende

 

Le mardi 2 juillet dernier, les services du gouverneur de la province de Flandre-Occidentale organisaient un grand exercice de sauvetage et de communication afin de marquer le début de la saison touristique à la côte belge.

Le scénario était relativement simple. Après une nuit passée à Ostende, quatre amis décidaient de sortir en mer à bord d’une embarcation rapide. Compte tenu de leur consommation d'alcool, leur imprudence fut à l’origine d’un drame. Avec la vitesse et le mouvement de l’embarcation, deux passagers se redressant de leur siège perdirent l'équilibre avant de passer par-dessus bord. En outre, la panique du pilote de l’embarcation lui fit perdre le contrôle de son engin qui se retrouva bloqué dans les rochers du brise-lames occidental.

Heureusement, ce n'était qu'un exercice mais toute la procédure de sauvetage fut mise en œuvre. L'alarme fut déclenchée par le centre d'urgence. Dès qu'une personne se noie, le MRCC (Maritime Rescue Coordination Centre) d'Ostende fait appel à divers services de secours en concertation avec le MIK (Maritime Information Kruispunt – Carrefour d’Information Maritime) situé au sein de la base navale de Zeebruges. Ce dernier est en charge du suivi de tous les mouvements maritimes dans la ZEE (Zone Economique Exclusive) belge. Le gouverneur de la province, Carl Decaluwé, et le bourgmestre d'Ostende, Bart Tommelein, assistaient à l'exercice.

Au total, pas moins de 31 services terrestres, navals et aériens participaient au sauvetage des personnes tombées à la mer ou portées disparues. La Composante Air était de la manœuvre avec le déploiement d’un NFH-90 (NATO Frigate Helicopter) ainsi que la Marine avec la surveillance du mouvement des navires depuis le MIK. Si la situation avait été plus grave, comme dans le cas du naufrage d’un navire, la Marine aurait pu engager l’un de ses deux patrouilleurs : le P901 Castor ou le P902 Pollux. Un officier OSC (On Scene Commander - commandant sur place) en aurait ainsi coordonné le sauvetage.

Heureusement, il n’en fut rien. Depuis janvier 2019, la procédure a déjà été activée 16 fois (situation arrêtée le 21 juin dernier). Il est donc plus que nécessaire que tous les services de secours continuent de s’entraîner afin de maintenir optimale la sécurité au large de nos côtes.