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Ensemble pour un monde sans mines

Ensemble pour un monde sans mines

 

Le Centre de formation au déminage humanitaire (CPADD) fut fondé en 2003 dans la ville historique de Quidah au sud du Bénin. Sa création et son développement découlent directement des accords de Bamako ratifiés en 2001 et axés sur l'interdiction des mines antipersonnel. La France a soutenu le projet et fourni des conseillers techniques.

Outre l’appui des militaires français, la Belgique emploie chaque année des sous-officiers spécialisés dans le déminage et la destruction des explosifs. Depuis le 31 mars dernier, le centre peut compter sur les qualités du premier maître-chef Olivier du détachement SEDEE du quartier Meerdael. Avec le concours de 13 collègues européens et africains, il y donne cours jusqu’au 24 mai. Quelque 300 élèves venant de toute l'Afrique les suivent, le centre étant passé depuis sa création d'un centre régional pour l'Afrique de l'Ouest à un centre continental pour toute l'Afrique. Les élèves proviennent principalement de l'UNMAS (United Nations Mine Action Service), du Niger, du Mali et de diverses ONG.

Le directeur béninois de l'école, le colonel Obelakou ainsi que le colonel français Loubette, nous accueillent tous les deux et présentent l'école dans leur salle didactique. Nous y découvrons une grande variété de mines terrestres et de pièges. Apprendre à déterminer le type de champ de mines est d'une importance capitale car une mine pour véhicule blindé ne peut être comparée à une mine antipersonnel principalement conçue en plastique et presque indétectable. Par son biais, le pays hostile souhaite tuer un maximum d'innocents, principalement des enfants n'ayant pas conscience du danger. Sous l'impulsion de la reine Mathilde, la Belgique fut d’ailleurs l'un des premiers pays au monde à interdire la production de telles mines par des sociétés belges.

Lors de la seconde partie de la visite, nous suivions Olivier en plein OSMEALQ (orientation, situation, exécution, mission, logistique, questions). Les élèves pouvaient ainsi découvrir le scénario et les objectifs de l’exercice dans leur ordre chronologique. Des raids aériens avaient lieu lors de l'attaque d'un pays fictif. Il en résultait une zone où de nombreuses bombes non explosées étaient dangereuses pour la population civile. L’un des élèves fut nommé chef d'équipe et dut prendre les mesures nécessaires.

Dotée de l'équipement EOD (Explosive Ordnance Disposal) classique, l'équipe se déplaçait vers une zone ennemie où elle découvrait une bombe. Après évaluation de la situation et après avoir déterminé un périmètre de sécurité, elle la neutralisait. Notre instructeur belge « collait » au chef d'équipe car dans une situation réelle, ce dernier sera seul. Il est très important que les futurs EOD aient confiance en eux et en leurs connaissances.

L'objectif de ce cours est de former des cadres qui, au sein d'une unité militaire ou d'une organisation humanitaire, peuvent assumer les responsabilités inhérentes aux opérations de déminage et de déminage pyrotechnique sur le terrain. Ils sont à la tête d'un détachement humanitaire de déminage qui compte environ 30 hommes.

Ils garantissent enfin le strict respect des normes internationales, et ce dans tous les aspects de la mission qui leur est confiée. En tant que Belges, nous pouvons, à juste titre, être fiers de notre contribution.