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Démantèlement des explosifs : les compétences belges s'internationalisent

Démantèlement des explosifs : les compétences belges s'internationalisent

 

La Static Detonation Chamber (chambre de détonation statique) de Poelkapelle détruisait récemment son cinq millième projectile. La Belgique n’est pas seule à posséder une telle installation. Fin mai dernier, le tout premier groupe d'utilisateurs de la Chambre de détonation statique (Static Detonation Chamber User Group) voyait le jour à Poelkapelle. Au cours de cette première réunion de trois jours, ses membres partageaient leurs expériences et proposaient des solutions face à certains processus et problèmes importants. Une trentaine de participants venus des États-Unis, de la France, de l'Allemagne, de la Suède, de l'Italie et de la Belgique participaient à cette rencontre.

En août 2012, une explosion majeure touchant l'ancien bâtiment de démantèlement des projectiles chimiques de guerre se produisait à Poelkapelle. Les installations furent irrémédiablement endommagées. La Défense se tournait alors vers la société germano-suédoise DYNASAFE afin de construire une nouvelle installation automatisée. La Static Detonation Chamber (SDC), opérationnelle depuis avril 2017, est unique en Belgique. Elle détruit les munitions de guerre chimiques des deux guerres mondiales.

En 2018, le gestionnaire de matériel Michel Ombelets présentait ses premières expériences du système à Londres lors de la conférence annuelle sur la démilitarisation des armes chimiques. Ce forum est le seul régulier. Il comprend des experts internationaux en démilitarisation des armes chimiques. Ces derniers peuvent y apprendre de nouvelles techniques et découvrir de nouvelles installations et solutions afin de combattre et détruire les munitions chimiques de guerre. Au cours de ce symposium, Ombelets suggérait de créer un groupe international destiné aux utilisateurs d'installations SDC. 

Le général-major Marc Thys, chef de la Composante Terre, rendait visite à ce premier groupe d'utilisateurs du SDC : « Au vu de l'histoire - plus de cent ans après la première attaque au gaz sur notre sol - je suis heureux que notre Défense belge ait pu initier cette coopération internationale. Tous les partenaires peuvent ainsi partager leurs connaissances et leurs compétences, ce qui, à terme, pourra conduire à une optimisation de la destruction des armes chimiques. »

Cette première édition fut un succès. En juillet dernier, Michel Ombelets, son père spirituel, fut informé par un collègue américain que les États-Unis souhaiteraient réitérer l’événement en 2020. « Surtout, continuons d’œuvrer pour l’interdiction des armes chimiques et autres engins de guerre ainsi qu’à leur destruction définitive », déclarait Michel. « Telle est la tâche principale que nos opérateurs EOD (explosive ordnance disposal) ont choisie. » La poursuite d’une coopération internationale dans ce domaine est donc garantie.