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Coopération plus étroite des services de renseignement

Coopération plus étroite des services de renseignement

 

Le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) et la Sûreté de l'État célébraient le vingtième anniversaire de leur cadre législatif commun le 29 novembre dernier. Après l'approbation du Plan national de renseignement stratégique, le 22 octobre dernier, les services souhaitent accroître davantage leur collaboration à court terme.

En 1998, la loi sur les services de renseignement et de sécurité (WIV pour Wet op de Inlichtingen- en Veiligheidsdiensten) offrait un cadre législatif aux services de renseignement de notre pays. Avant cette date, les services du renseignement militaire et la Sûreté de l'État travaillaient depuis plus d'un siècle dans leur giron respectif et sans cadre réglementaire. Des rapprochements avaient bien lieu au fil des ans mais chacun conservait ses propres tâches, compétences et spécialités.

Cette année, le Conseil national de sécurité approuvait le Plan national de renseignement stratégique le 22 octobre. Les deux patrons - Jaak Raes de la Sûreté de l'Etat et le lieutenant général aviateur Claude Van de Voorde du Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) - précisaient qu'ils souhaitaient encore étendre cette coopération. Ce qu'ils ont fait lors d'une conférence de presse et d'un symposium célébrant le vingtième anniversaire de la WIV. Ils ont stipulé que l'exploitation et l'échange d'informations provenant de sources humaines doivent encore être stimulés pour éviter le double travail.

Chaque service conservera son individualité et il n'est donc guère question de fusion. Le SGRS continuera de récolter des informations pour soutenir principalement les opérations militaires à l'étranger et protéger les intérêts militaires en Belgique. La Sûreté de l'Etat s'attachera, quant à elle, à détecter d'éventuelles menaces terroristes sur le territoire belge. Leurs tâches communes concerneront davantage l'espionnage, la protection des potentiels scientifiques et économiques ainsi que la cybercriminalité.