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Continuer de se souvenir pour ne pas oublier

Continuer de se souvenir pour ne pas oublier

 

Au cours du week-end des commémorations de la Libération d'Anvers, nous avons eu l'honneur d'interviewer l'arrière-petit-fils du général de brigade américain, Clare Hibbs Armstrong. A l'époque, il était responsable de la défense aérienne de la ville et du port d'Anvers contre les redoutables fusées V1 et V2.

Pour son arrière-petit-fils, lui-même vétéran de la guerre en Irak, c'est un honneur d'être présent ! Son arrière-grand-père lui a expliqué que grâce à un nouveau système optique et de conduite de tir le pourcentage de destruction des engins nazis atteignait 90 %. Ce secret militaire n'a été révélé qu'en 1990. Il est également très fier du rang de citoyen d'honneur de la ville d'Anvers auquel son arrière-grand-père a été élevé.
Mais pourquoi ce fait d'armes était-il si important pour Anvers ? La ville a beaucoup souffert des bombes volantes nazies V1 et V2 durant la Seconde Guerre mondiale. Les attaques quotidiennes ont tué plus de 4.000 personnes et détruit ou endommagé 90.000 maisons.

C'est l'importance de son port qui valut à Anvers le calvaire qu'elle subit. La dernière tentative d'Hitler fut d'essayer de reconquérir le port en eau profonde aux moyens de nouvelles armes et d'une attaque via les Ardennes, plus connue sous le nom de "Bataille des Ardennes".

Si le port d'Anvers tombait à nouveau entre les mains nazies, la durée de la guerre se serait certainement prolongée. Mais pourquoi était-ce si important ? Les Alliés avaient sept armées sur le terrain européen qui avaient toutes besoin de nourriture, de carburant, de munitions, de troupes et de tout ce qui est nécessaire pour mener une guerre. Pour cet approvisionnement, un grand port était indispensable. Lors de la libération d'Anvers, un groupe d'artillerie antiaérienne a été mis sur pied et placé sous le commandement du général de brigade américain Clare Hibbs Armstrong. Armstrong dirigeait une division de plus de 22 000 artilleurs antiaériens qui, depuis tous les emplacements disponibles au sein de la ville et du port, devaient protéger l'espace aérien contre les redoutables missiles V1 et V2.

Le maréchal Bernard Montgomery avait estimé qu'un taux de réussite de 50% serait un résultat satisfaisant si les alliés voulaient conserver le port. Dès le début, les troupes d'Armstrong ont réussi à abattre six V1 sur 10 en vol pour le port d'Anvers. Vers la fin de la campagne des bombes V, Armstrong a atteint un taux de réussite de plus de 90 %.

Les attaques au moyen des bombes V contre Anvers s'inscrivaient dans le cadre des plans nazis visant à empêcher les Alliés d'accéder au port. Pendant la libération de la ville, une grande partie de l'estuaire de l'Escaut était encore occupée par les troupes nazies. En outre, il a fallu compter 3 mois supplémentaires avant de pouvoir exploiter le fleuve, car il fallait le déminer. C'est pour cette raison que la "Section belge" de la Royal Navy a été déployée ! Ses dragueurs de mines en bois étaient manœuvrés par des marins belges qui participaient activement au déminage de l'Escaut. C'est seulement 3 mois après la libération d'Anvers, que le premier navire de ravitaillement a pu accoster sur les quais d'Anvers. Grâce aux célébrations de la Libération, cette défense héroïque d'Anvers demeure intacte dans la mémoire collective ! Continuer de se souvenir est important pour ne pas oublier !