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Chef d’équipage à bord de la frégate Léopold 1

Chef d’équipage à bord de la frégate Léopold 1

 

Le chef d’équipage fait partie des fonctions clés à bord d’une frégate. Sorte de père pour l’équipage, ce sous-officier, responsable d’une certaine discipline à bord, peut également s’avérer précieux lorsque des problèmes professionnels voire personnels surgissent. Le maître principal-chef Marc Vanacker nous en dit plus sur sa fonction.

« J’ai intégré la Défense en 1988 comme milicien. Quelques mois plus tard, j’entamais ma formation de sous-officier de marine. Depuis lors, en tant que technicien d’armement, j’ai pratiquement toujours travaillé à bord d’une frégate. Je faisais partie du premier équipage belgo-néerlandais lorsque la Défense acheta le Karel Doorman aux Pays-Bas avant qu’il ne soit rebaptisé Léopold 1. » 

Il précise : « Si je compare les anciennes frégates au Léopold 1, ma première observation est la notable différence quant au confort du personnel : qualité des équipements, lavoir et boulangerie constituent d’indéniables plus-values. Des moyens téléphoniques via satellites sont aussi disponibles afin de maintenir le contact avec les familles. Sur le plan opérationnel, la différence est également significative en termes de capacités et de senseurs. »

Marc Vanacker poursuit : « En tant que CdE ou chef d’équipage, je veille sur le personnel mais suis aussi responsable de la discipline, du respect et de l’ordre. Ces valeurs sont très importantes pour moi au sein de la marine. La discipline est inhérente à la vie militaire, le respect est relatif au grade et à l’ancienneté tandis que l’ordre est nécessaire parce que nous vivons dans un espace restreint dans lequel nous devons nous sentir bien pendant de longues périodes. Pour vivre correctement à bord, chacun doit agir dans ces tâches comme s’il occupait son propre navire. »

Il précise : « Pour cette mission, l’équipage est de quelque 170 personnes. On trouve de jeunes marins qui ne sont pas encore spécialisés. Ils se familiariseront durant cette navigation de manière à pouvoir faire un choix mûrement réfléchi une fois à terre. Cette expérience leur fera prendre conscience de deux réalités à bord d’une frégate : la durée des engagements car l’autonomie du navire est de 30 jours et la maintenance du navire qui se passe à Den Helder aux Pays-Bas. En effet, lorsqu’une mission s’achève, on ne « parque » pas la frégate comme une voiture et de nombreuses maintenances sont à effectuer. » 

Et Marc Vanacker de conclure : « Pour les candidats marins de frégate, mon conseil est de ne pas nous rejoindre pour avoir un job mais bien d’avoir envie d’une vie en mer qui est notre spécificité. »