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Chasseurs de mines à l’œuvre au large des côtes normandes

Chasseurs de mines à l’œuvre au large des côtes normandes

 

Quatre navires de l'escadre de l'OTAN Standing NATO Mine Countermeasures Group 1 faisaient escale à Cherbourg (France) jusqu'au lundi 18 février dernier. Ils quittaient ensuite ce port pour mettre le cap sur Dieppe et Courseulles-sur-Mer afin de ratisser les fonds marins dans le but de détecter des mines datant des deux guerres mondiales.

Pendant le voyage vers Cherbourg, les navires de l'escadre exécutaient divers exercices afin de synchroniser leurs procédures. Durant les trois prochaines semaines, ces bâtiments rechercheront des mines historiques avec l'aide de leurs collègues français. Depuis 1996, il est de tradition de nettoyer annuellement les fonds marins de leurs mines historiques. Ces « vestiges » des deux dernières guerres mondiales comme des bombes, des obus ou des mines présentent un réel danger en mer. Une frégate danoise de 112 mètres de long coordonne les diverses activités des trois autres navires.

La traque s'effectue à l'aide de sonars en haute et basse fréquences. Une fois détecté, il s'agit alors d'identifier l'engin puis d'alerter le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord. Ayant autorité sur la zone, c'est lui qui prend la décision de détruire la mine, en l'explosant à l'aide d'un robot sous-marin ou de plongeurs démineurs, ou de la désactiver.

Les chasseurs de mines ont une signature magnétique faible et sont également très silencieux. Des obstacles supplémentaires comme, par exemple, des rochers devant la côte normande compliquent la détection de mines ou d'obus. L'équipe doit donc être particulièrement vigilante.

En moyenne, dix mines sont trouvées chaque année dans la Manche. Elles contiennent chacune de 600 à 900 kilos d'explosifs.