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Chantier bien gardé à Kandahar

Chantier bien gardé à Kandahar

 

Le redéploiement des Belges à Kandahar a pris un tournant symbolique ce vendredi 10 octobre 2014. Après avoir transformé la zone opérationnelle en chantier de démantèlement et conditionnement, c'est le corps de garde du camp administratif qui s'est vu démonter et remplacer par un container.

« Nous adaptons notre dispositif de surveillance au fur et à mesure que notre équipement est démantelé pour continuer à garantir la sécurité du camp », explique le chef du peloton de la Force Protection belge à Kandahar Airfield (KAF). Le corps de garde du camp administratif a été démonté par le Field Accommodation Unit (FAU) durant la matinée. Une fois le poste déménagé et sa protection contre les roquettes démantelée, une grue l'a chargé sur un camion. Il a été emmené vers la zone nord pour le reconditionnement.

« Tout doit partir », déclare le chef du détachement responsable du redéploiement. « Les bâtiments en dur seront détruits par une firme civile après notre départ. Cela permet à la grosse quarantaine de personnes travaillant à ce déménagement colossal de se concentrer sur notre matériel propre tout en bénéficiant d'un minimum de confort. »

La charge de travail n'est pas légère et son organisation relève d'un véritable casse-tête afin que chaque tâche soit réalisée correctement et en synchronisation avec les autres : mouvements entre zones, déconstruction, nettoyage, désinfection, conditionnement des containers, pesée. Le suivi administratif de chaque pièce est réalisé avec attention et la sécurité des zones doit être garantie à tout moment.

L'équipe responsable du déménagement des Belges hors de Kandahar est à pied d'œuvre depuis la mi-septembre. Ce n'est que depuis le départ des F-16 et l'ensemble du détachement Operation Guardian Falcon (OGF) que le paysage a commencé à se redessiner. La zone nord, où étaient préparées et menées les opérations OGF, est devenue depuis une zone de chantier. Son visage change chaque jour : disparition des abris F-16, mouvements de containers, grues et chariots élévateurs manipulés par des hommes affairés sous la chaleur écrasante du désert afghan. Le détachement belge a six semaines pour « effacer » six ans de présence et reconditionner tout le matériel qui sera à nouveau utilisable dès son retour sur le sol belge.