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Cent ans de commémoration

Cent ans de commémoration

 

Le 11 novembre 1918, les armes de la Grande Guerre se taisaient et l'Armistice devenait réalité. Cent ans plus tard, nous pensons encore à ce jour emblématique qui sonnait le glas de la Première Guerre mondiale. Certains termes ou mots sont indissociables de ce jour commémoratif. Nous vous en expliquons brièvement quelques-uns.

La libération - 11 novembre

Le 28 septembre 1918, l'armée belge engageait pour la première fois - et également pour la dernière fois de son existence – tout ce qu'elle pouvait dans le conflit. Les soldats ainsi que le commandement de l'armée étaient nerveux. Heureusement, le déluge de l'artillerie leur redonna confiance. À cinq heures et demie du matin, les Belges sortirent de leurs tranchées situées entre Dixmude et Ypres. Ils progressaient plus vite que prévu, mais mille d'entre eux moururent néanmoins ce jour-là. Ce fut la journée la plus meurtrière pour notre armée dans cette guerre.

Des divisions françaises, britanniques et américaines se battaient aux côtés des Belges. Il fallut un mois et demi pour couvrir la soixantaine de kilomètres qui sépare l'Yser de Gand. En Flandre-Occidentale, en Flandre-Orientale et dans le Hainaut, ils libérèrent bon nombre de villes et de villages. Les civils affamés et éprouvés craignaient pour leur vie lors des combats mais le soulagement de la libération compensa largement leurs craintes. L'espoir les habita jusqu'à ce que l'armistice du 11 novembre 1918 mette fin aux combats à 11 heures sur le front occidental. La guerre était finie. Les soldats belges pouvaient enfin rentrer chez eux bien que certains durent encore patienter plusieurs semaines.

Le Last Post

Le Last Post est joué tous les soirs à vingt heures sous la porte de Menin à Ypres. Cette initiative perdure depuis 1928 à l'initiative des Yprois, qui témoignent ainsi de leur gratitude envers les sacrifices des Britanniques. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, les instruments de musique constituaient un moyen non négligeable de transmettre des messages sur le champ de bataille. Le Last Post est un air militaire vieux de plusieurs siècles qui annonce la fin de la journée ou d'une bataille. Pour les morts et autres disparus, cette dernière est finie depuis longtemps. Raison pour laquelle les clairons font résonner le Last Post sous la porte de Menin depuis 1928. Aujourd'hui, et lors de cérémonies, cet air rend hommage à toutes les victimes alliées ainsi qu'aux pertes allemandes.

Le coquelicot

À l'approche du 11 novembre, les Britanniques portent un pin's représentant un coquelicot (poppy) ou publient sa photo sur les médias sociaux. Ils montrent ainsi qu'ils n'ont pas oublié les morts, les blessés et autres disparus de la Première Guerre mondiale.

Ce n'est pas un hasard si le coquelicot est devenu le symbole de la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale. Au printemps 1915, le médecin canadien John Mc Crae décrit la fleur dans son célèbre poème In Flanders Fields. Il l'a écrit dans les environs d'Ypres où la guerre avait complètement « labouré » la terre de notre pays. La fleur rouge se développait aisément sur cette terre complètement sauvage et retournée. On la trouvait souvent sur les champs de bataille.

Néanmoins, le coquelicot n'est devenu le symbole de la Première Guerre mondiale que dans les années qui suivirent, et ce principalement sous l'impulsion d'une association britannique d'anciens combattants. Aujourd'hui, le coquelicot n'est pas uniquement le symbole des victimes militaires de la Première Guerre mondiale. Il l'est également pour tous ceux qui sont tombés au combat.