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Camp d’Elsenborn : la sécurité prime pendant le bivouac !

Camp d’Elsenborn : la sécurité prime pendant le bivouac !

 

Après la reprise des activités sur le campus de Saffraanberg, les élèves du Département Formation Militaire (DFM) déménageaient à Elsenborn pour une période de camp de deux semaines. Leur vie a quelque peu changé et ce, tant à l'école des sous-officiers que sur le terrain. Nous avons pris le pouls de la situation avec le chef de la Défense, le général Marc Compernol.

Dans le camp d'Elsenborn, les tentes attirent immédiatement le regard. Individuelles et camouflées, elles sont soigneusement alignées par peloton sur presque chaque pelouse. Les excellentes conditions météorologiques de cette fin mai rendent le bivouac extérieur agréable plutôt que pénible. « Excellent pour le moral », s’en amuse l'un des élèves.

« La vie à l'extérieur amenuise également la contamination bien que le risque zéro n'existe pas », déclare le colonel Jan Abts, directeur de l'École Royale des Sous-Officiers. « Nous constatons un fort enthousiasme des candidats et du personnel », poursuit-il. « Malgré la longue pause due à la crise du coronavirus, le cadre est resté en contact avec les élèves. L'aspect académique du programme n'aura, de cette manière, pas été impacté. »

L’état-major et le personnel médical surveillent étroitement les candidats sous-officiers afin de détecter d'éventuelles infections. « Lorsqu'une personne présente des symptômes, une procédure rapide de dépistage et de traçage (testing and tracing) est amorcée », nous rassure le colonel. « Nous travaillons en étroite collaboration avec l'hôpital de Malmedy. En cas de suspicion de contamination par le Covid-19, les militaires y seront testés. Les résultats étant connus le lendemain, nous pourrons dès lors prendre les mesures qui s’imposent. »

Hommes et femmes du DFM subissent actuellement la phase de formation en section. Pendant cette période, ils découvrent les aspects de la vie d'un sous-officier : gérer les hommes, assumer des responsabilités et atteindre les objectifs visés. « De plus, tout le monde doit désormais se conformer à de strictes mesures d'hygiène », précise le candidat sous-officier Olivier.

Lorsque nous le suivons vers la salle de sport qui sert de réfectoire, nous remarquons que certaines activités quotidiennes telles que le déjeuner (midi) ont été impactées. Chaque militaire porte un masque, se lave et se désinfecte les mains tout en gardant une distance d'un mètre et demi. Lorsque les élèves glissent leurs bottines sous la table, ils sont stupéfaits. Là où six personnes mangeaient avant le coronavirus, deux peuvent actuellement occuper les lieux.

La situation dans la salle de sport démontre que l'impact du Covid-19 sur les tâches quotidiennes est important mais pas insurmontable. « Je suis impressionné par l’appui reçu dans le camp et par d'autres unités », conclut le colonel. « Parce qu'il est indispensable au cours de périodes difficiles comme celles-ci. »

Cette période de camp du DFM s’achèvera le 5 juin prochain.

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