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Avoir la bonne mentalité : un must

Avoir la bonne mentalité : un must

 

Chaque année au printemps, le Centre d'Entraînement de Commandos de Marche-les-Dames accueille quelque quatre-vingts militaires. Ils s'y rendent pour tenter d'obtenir leur béret lie de vin ou vert. Pour y arriver, ils affrontent dix-huit semaines de dur labeur et d'épreuves mentales.

Nous sommes le 4 avril, tôt le matin. Sur la petite plaine de parade, face au bâtiment du commandement du centre d'entraînement, se déploie une rangée de candidats para-commandos fraîchement arrivés. « Bienvenue à Marche-les-Dames », lance le lieutenant Jason Marchal, responsable de la formation. « Durant les dix-huit prochaines semaines, ce ne seront pas les autres participants vos concurrents, mais vous-même. Vous serez votre plus gros rival. »

Le lieutenant Marchal fait ainsi référence à l'esprit para-commando. Il s'agit du fil rouge incontournable de la formation, pour chacun des candidats. « La préparation adéquate et une bonne dose de caractère sont cruciales à chacun. Nous pouvons leur apporter techniques et tactiques. Tout le monde peut y être entraîné. Mais sans la bonne mentalité, vous vous retrouvez vite face à un mur. Tout le monde n'a pas la mentalité requise pour devenir para-commando. Il en va de même pour des fonctions de pilote ou de technicien. »

Les candidats sont aux prémices d'une formation très diversifiée. Ils débutent par quelques semaines d'infanterie légère à Bourg-Léopold. L'attention se porte ensuite sur les opérations spéciales, que les candidats exécutent avec l'aide d'hélicoptères et de bateaux à moteur. Ils doivent eux-mêmes appliquer toutes les techniques commandos et parachutistes. Ils terminent enfin par un exercice synthèse qui, durant quatorze jours, les mène au bout de leurs limites mentales et physiques : le dénommé count-down.

Nous sommes le 3 août. Un peloton d'une trentaine de militaires défile sur la plaine de parade devant le château de Marche-Les-Dames. Ils ont survécu à la dure formation et reçoivent ce jour les ailes de parachutiste, le poignard commando et le béret adéquat en guise de reconnaissance. « Le nombre de candidats a bien diminué depuis le début de la formation », précise le lieutenant Marchal. « Quelques-uns ont décroché à cause de blessures et d'autres n'étaient pas mentalement ou physiquement aptes à accomplir la formation. Mais les candidats qui se trouvent devant nous méritent de recevoir le béret vert ou lie de vin. Ils appartiennent dès aujourd'hui à la famille des para-commandos. »