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| Edition 13 avril 2004 |
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Regards sur la Défense
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Une semaine à Fiesch
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Depuis longtemps, l’office central d’action sociale et culturelle (Ocasc) organise des vacances au profit d’enfants du personnel travaillant à la Défense. Une des formules est consacrée au ski et connaît un succès énorme. Si ce séjour sportif à Fiesch ne change pas radicalement la perception qu’ont les enfants de l’armée, il leur donne l’occasion de se rencontrer et de parler ensemble du métier de papa ou maman.
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| Nathalie Marcus
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| La dissolution des forces belges établies en Allemagne avait signifié la fin des classes de neige. En 2002, l’Ocasc lance une nouvelle formule, des enfants de dix à seize ans peuvent s’initier au ski ou améliorer leur technique de glisse durant le congé du carnaval. Vu le succès, une seconde semaine est prévue à Pâques dès cette année. Cinq moniteurs de ski et deux animateurs, tous militaires, forment l’encadrement.
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‘‘Papa raconte des histoires passionnantes …’’
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La Défense ? Tout le monde connaît ! Cependant, la diversité des fonctions militaires reste ignorée du grand public. Il est intéressant de voir quelle image ont ces enfants de la Défense et de ses métiers.
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‘‘L’armée est, pour moi, synonyme d’esprit d’équipe’’, remarque Katrien Vanach (14 ans). ‘‘Quand je pense à l’armée, je vois surtout les opérations humanitaires et l’aide au développement de pays africains. Je sais que la Belgique forme des Béninois’’, explique Sébastien Tripnaux (15 ans). ‘‘L’armée me fait penser à la discipline et à l’aventure. Cela a l’air chouette’’, explique Tina Troch (12 ans).
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| L’attention donnée à la carrière du père ou de la mère varie en fonction de l’âge de l’enfant et, surtout, de la disponibilité du parent pour sa famille. L’image est, toutefois, globalement positive vu le nombre assez impressionnant de candidats pour une carrière militaire. Kimberley Cobbart (15 ans) :
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‘‘J’aimerais entrer à la composante air car papa y travaille. J’ai un sens du devoir et de la défense de la patrie très développé ; c’est pourquoi je suis très intéressée par une carrière à l’armée.’’ ‘‘Moi, j’adorerais devenir infirmière à la Défense ’’, ajoute Katrien sans hésitation. ‘‘Papa raconte des histoires passionnantes après chaque mission à l’étranger. De plus, cela doit être un métier actif et très varié’’, explique Tina très enthousiaste. ‘‘J’aime l’eau et la navigation. Je voudrais entrer à la Marine’’ intervient Charles Poncin (12 ans). ‘‘Je veux être pilote et étudier à l’école royale militaire’’, explique son frère William (15 ans).
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Voici qui ne devrait pas déplaire aux responsables du recrutement. Par son exemple, le parent militaire peut influencer son enfant dans le choix d’une carrière. Quoi de plus naturel, somme toute !
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Des vacances avant tout !
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Assez parlé de travail et d’études, la semaine de carnaval est surtout le moment de se délasser et de partir skier. Un groupe de 48 enfants et de 7 accompagnateurs a choisi une alternative active pour passer ses congés : une semaine de ski à Fiesch en Suisse. La journée type commence à 7 h avec un petit déjeuner copieux. Arrivé sur les pistes, chaque groupe, en fonction de son niveau, rejoint son moniteur de ski. Les enfants skient pendant presque cinq heures interrompues par un repas chaud bien mérité. Le soir, les enfants ont l’occasion de participer à différentes activités. Après une longue journée, tous vont se coucher vers 22 h, mais … les exploits de la journée continuent souvent de s’échanger jusqu’aux petites heures. Le programme est chargé mais la bonne humeur reste de mise.
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‘‘J’adore skier et les moniteurs sont très sympathiques. De plus, il y a des activités le soir et on revoit des copains chaque année’’, raconte Tara Troch (12 ans) participant pour la troisième fois. ‘‘J’aime la montagne, le ski et les vacances originales. De plus, on apprend à connaître plein de gens et le cadre est chouette’’, explique Kim Harotin (15 ans). Nathalie Ausloos (15 ans), troisième participation : ‘‘J’ai déjà été à d’autres camps de jeunes et je trouve celui-ci mieux organisé. De plus, le mélange linguistique me permet d’apprendre le néérlandais’’. ‘‘Je voulais venir pour apprendre à skier et aussi pour voir d’autres enfants de militaires. J’ai habité en Allemagne et je me demandais si je reverrais des copains d’enfance. Ce que j’aime aussi, ce sont les activités en dehors du ski comme la natation, le ping-pong ou le football en salle. Les moniteurs sont très sympas et ce n’est pas du tout le régime militaire tel que je l’imaginais ’’, fait remarquer Sébastien.
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Les accompagnateurs sont, en effet, des militaires offrant volontairement leurs services à l’Ocasc. Ils viennent de tous les horizons et apportent leur bagage d’expériences personnelles et de brevets. Leur motivation principale : apprendre à skier aux enfants.
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‘‘J’ai travaillé sept ans comme infirmier dans l’ancien camp de vacances de l’Ocasc en Corse. Cela m’a apporté beaucoup d’expérience pour mon métier’’, explique Dominique Bruylant, adjudant à la composante médicale. ‘‘Je suis aussi moniteur de ski dans le civil et j’aime donner cours aux enfants. C’est pourquoi j’ai postulé comme moniteur à Fiesch’’.
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| Claudine Paris, premier sergent-major à l’infirmerie de Bierset, est venue comme animatrice et a vite été surnommée maman bobo. Elle a eu régulièrement l’occasion d’utiliser son expérience pour soigner les petits maux.
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‘‘C’est par hasard que l’on m’a proposé de venir comme animatrice à Fiesch. J’aime travailler en groupe et donner le meilleur de moi-même. De plus, cela me faisait penser à ma propre enfance’’, explique-t-elle. ‘‘Donner des cours de sport fait partie de mon boulot. J’ai d’ailleurs enseigné pendant cinq ans à l’école royale militaire. Cependant, apprendre le ski aux enfants et les encadrer après ces cours est très différent. Cela demande beaucoup d’énergie mais le plaisir et l’attention que l’on reçoit en retour est énorme’’, conclut Ronny Lemoine, moniteur de sport à la composante air.
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Fatigués mais contents !
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Les enfants ont passé une semaine nettement plus active à Fiesch que sur les bancs d’école. Ils ont fait du sport presque toute la journée et parfois dans des conditions climatiques défavorables. Certains ont appris à dépasser leurs limites et en sont très fiers. Ils ont rencontré d’autres jeunes de tous les coins de Belgique. La bonne entente avec les accompagnateurs leur a permis de voir la Défense d’une manière différente, très humaine. Chaque moniteur ou animateur avoue que malgré l’intensité du travail fourni et, la fatigue physique et mentale, il n’hésitera pas une seconde pour recommencer cette mission originale pour un militaire.
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‘‘Voir l’évolution de ces enfants en une semaine et le respect reçu en retour est une expérience très enrichissante. Cela fait du bien de voir que son travail est apprécié’’, avoue Mike Troch, officier à la composante terre et commandant du détachement Ocasc en Suisse.
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