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| Edition 17 décembre 2002 |
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La mise en place à la Défense de la structure unique a également entraîné la création de trois nouveaux départements d’état-major (Acos) dans les domaines de l’évaluation, de la stratégie et du bien-être. À la tête du département d’état-major chargé du bien-être se trouve un lieutenant général.
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| Bart Callens
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| Fabrice Detry
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| Vous en connaissez beaucoup, vous, des forces armées pour qui le bien-être du personnel compte autant que la stratégie, l’évaluation ou les renseignements ? L’armée belge est pourtant l’une d’elles et fait office de précurseur en la matière. Cela ne signifie cependant pas que notre Défense est plus catholique que le Pape. Non, la Défense applique tout simplement et entièrement la loi belge sur le bien-être. Elle prévoit, entre autres, les mesures de prévention et celles de protection des travailleurs.
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Le lieutenant général Devignon est le chef du département bien-être (Acos WB). La Défense n’a pas seulement commencé à se soucier du bien-être en 2002. Beaucoup avait déjà été fait dans ce domaine. Mais les efforts n’étaient pas coordonnés entre les différents états-majors et forces. Regrouper tous ces projets sous une seule dénomination augmente bien sûr l’efficacité. Je me considère un peu comme l’autorité philosophique et mes collaborateurs, comme le réservoir à pensées sur le bien-être. La santé physique, morale et mentale du personnel, l’environnement en général et la qualité de vie constituent nos objectifs ultimes. Il s’agit d’un domaine très large, allant de l’application et de l’implication de la loi sur le bien-être au service d’aumônerie, en passant par des initiatives diverses comme les crèches ou l’écomobilité.
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| Le département ne se sent-il pas souvent comme le rabat-joie de la Défense ?
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Le bien-être participe d’une culture d’entreprise. Nous sommes de plus en plus connus et de mieux en mieux acceptés. Il n’empêche que nous avons encore du pain sur la planche. Mais beaucoup ressentent les résultats de nos efforts. Les navetteurs de la Défense nous ont ainsi remerciés pour notre prise en charge rapide lors de la grève des transports publics de Bruxelles.
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Bien-être au travail :la division SIPPT
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| L’une des missions de l’Acos WB est de stimuler le respect de la loi sur le bien-être au sein des forces armées, au moyen de conseils et de contrôles médicaux. Il est ici question du bien-être du personnel dans l’exercice de son métier. Le service interne de protection et de prévention au travail (WB SIPPT) a donc pour tâches principales de prévenir les risques professionnels et d’effectuer le contrôle médical. La section prévention et protection s’occupe du premier volet et la section médecine du travail, du deuxième.
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| Une telle subdivision est également réalisée au niveau local. Aujourd’hui déjà, 23 cellules de médecine du travail (cellules AMT) sont réparties sur tout le territoire belge. La clientèle de chaque cellule se compose du personnel d’unités de la région. Son ampleur dépend donc de la taille et de l’importance de ces unités. Ainsi, la Flandre orientale n’abrite qu’une seule cellule AMT, alors que Bruxelles en compte cinq et Bourg-Léopold, deux.
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C’est dans ce cadre qu’oeuvre le lieutenant-colonel ingénieur Vanbockstaele. À côté des cellules AMT, des sections locales de prévention et de protection au travail devraient bientôt voir le jour. Le partenariat entre les AMT et la section locale permet de veiller à ce que la santé du personnel ne soit pas mise en danger dans l’exercice de ses fonctions. Lors de chaque unité, le personnel peut s’adresser au médecin du travail ou au conseiller en prévention pour tout problème relatif à des conditions dangereuses de travail. Le personnel constitue en effet la richesse de la Défense. L’Acos WB accorde donc la plus grande importance à leur santé.
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Section WB SIPPT-AMT
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En principe, le travailleur belge est bien protégé contre les dangers physiques au travail. Outre les nombreuses mesures de prévention et de protection, il doit aussi se soumettre régulièrement à un examen médical, dont la périodicité varie selon le métier. Un travailleur dans une centrale nucléaire y passera naturellement plus souvent que l’employé administratif d’une agence d’intérim.
Cette évidence vaut aussi pour le militaire. Mais au-delà des risques que comporte sa fonction principale, celui-ci court également des dangers spécifiques à son environnement (opérations à l’étranger, exercices de tir, exposition au rayonnement radar ou aux produits toxiques, etc.). D’où la nécessité d’un service indépendant de médecine du travail, avec des médecins familiarisés avec le milieu militaire.
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Le médecin lieutenant-colonel Pascal Ruzette est directeur de la section AMT. La structure unique fonctionne comme un catalyseur de la médecine du travail. Premièrement, nous pouvons aujourd’hui mener une politique identique au sein de toutes les composantes. Celles-ci se soucient véritablement du bien-être des leurs au travail. Mais l’avancée la plus significative, nous la devons à la fusion avec le service de prévention et de protection. Aujourd’hui, les cellules AMT travaillent sur le terrain, en collaboration avec les conseillers en prévention. Les médecins du travail effectuent le contrôle médical, les conseillers en prévention étudient les risques.
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| Quelle importance pour l’armurier ou le conducteur de char ?
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Nous tendons vers un seul examen médical global annuel, comportant plusieurs volets. Le militaire est-il apte à exercer sa fonction principale et/ou de cumul ? Peut-il encore participer à des missions ? Peut-il encore passer les tests sportifs ? Où en est-il avec ses vaccins ? Est-il encore en mesure de conduire un véhicule militaire ? Aujourd’hui, nous touchons déjà 60 % de la communauté militaire, en donnant la priorité aux groupes à risques.
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Une cellule de médecine du travail se compose d’un médecin du travail, d’un infirmier et d’un employé administratif. Ils suivent leur formation pratique sur place. Chaque année, les différents quartiers reçoivent la visite du médecin compétent. Les chefs de corps qui s’interrogent sur le bien-être de leur personnel peuvent toujours s’adresser au conseiller en prévention et au médecin de travail. La collaboration étroite entre ceux-ci, l’engagement de la cellule AMT et l’information aux chefs de corps contribueront à un meilleur contrôle médical du personnel de la Défense.
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Section protection et prévention au travail (Section WB SIPPT-PP)
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L’application de la loi sur le bien-être relève du chef de la Défense et repose sur les différents départements d’état-major ainsi que sur la chaîne hiérarchique. Pour gérer les risques professionnels au travail, le législateur demande à chaque employeur de mettre un système de gestion des risques en place. Ces risques peuvent mettre en danger l’intégrité physique et la santé du personnel exposé. En les gérant, on peut espérer détecter à temps les situations de travail dangereuses et agir pour diminuer le risque de blessures physiques.
La section WB-SIPPT-PP constitue l’autorité compétente pour mettre au point ce système de gestion des risques. Elle adresse des recommandations au chef de la Défense et à la chaîne hiérarchique. Par ses conseils et ses initiatives, elle contribue au bien-être du personnel de la Défense.
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La division techniques médicales et déontologie (Div T&DMed)
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| Cette division fait aussi partie de l’Acos WB. Elle fera l’objet d’un article dans un prochain Vox. Elle a pour tâche d’établir des procédures, directives et projets de lois relatives aux soins médicaux du personnel de la Défense. Qui a droit à ces soins médicaux ? Quand peut-on faire appel au secteur civil ? Quelle politique de vaccination appliquer à la Défense ? Quelle déontologie va-t-on suivre ? Etc.
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